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Un an après le triple attentat qui avait fait 23 morts et 62 blessés, Dahab tente toujours de soigner ses blesssures. Stuée dans le sud-est du Sinaï égyptien au bord de la mer rouge, la ville était un haut lieu du tourisme, réputé pour ses sites de plongée sous-marine et sa tranquillité Il y a maintenant un peu plus d’un an que la ville de Dahab, située dans le sud-est du Sinaï égyptien au bord de la mer rouge, a vu la mort de 23 personnes (dont 20 égyptiens et 3 étrangers) et 62 blessés (dont 42 égyptiens et 20 étrangers). Cette attaque a frappé un haut lieu du tourisme, réputé pour ses sites de plongée sous-marine et sa tranquillité, durant un long week-end férié pour les Pâques coptes et la fête égyptienne de Cham Al-Nassim. A la même période se commémorait également la récupération officielle par l’Egypte du Sinaï le 25 avril 1983 et jadis occupé par Israël. Les attentats avaient visé deux restaurants, Nelson et Alaeddine, et le supermarché Ghazala. Les auteurs ont été apparemment tués au moment des explosions. Une semaine après ces évènements, les commerçants avaient entamé une marche silencieuse dans les rues désertées de la ville. Leur slogan était "we love Dahab, we love tourist ". Mais après 2 mois, ni cet acte symbolique, ni les activités qu’offre cet endroit idyllique n’avaient fait revenir les touristes égyptiens ou étrangers.
Un an après Jour pour jour, on attendait une commémoration, mais il n’en fût rien. Ni cérémonie, ni déclaration. A peine pouvait-on sentir une légère tension liée au douloureux souvenir. A l’endroit où explosa une des bombes, on voit la seule marque qui garde la trace de cette tragédie, une stèle commémorative offerte par le fils du président Moubarak. Ce jour restera pourtant à jamais gravé dans le cœur des habitants, qui y ont tous perdu un être cher. Mais les affaires sont les affaires, et sans touriste, pas d’argent, si les touristes se sentent en insécurité, ils fuient aussitôt. Lent rétablissement Aujourd’hui, les touristes reviennent mais les hôtels n’atteignent pas leurs chiffres d’antan. Quant aux touristes israéliens, ils sont les bienvenus, présents mais rares. Les causes de ces attentats, non revendiqués, restent floues. Plusieurs versions sont données, l’état égyptien, l’état palestinien ou l’état israélien n’ont, officiellement, aucune certitude. A Dahab, certains pensent que les bédouins, se réclamant indépendants, ont un lien avec ce triple attentat. D’autres supposent un paiement des israéliens aux bédouins pour perpétrer cet acte sanglant. Sentiment partagé entre émotion pour les victimes et colère…
Flavie Segantini, ) www.lepetitjournal.com mardi 29 mai 2007 |