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SÃO PAULO EN BREF - jeudi 24 mai 2007 |
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jeudi 24 mai 2007 |
Politique – La corruption compromet les droits de l’Homme.- Selon un rapport d’Amnesty International divulgué hier, la corruption politique et le détournement de fonds publics au Brésil compromettent la capacité des autorités à garantir les droits de l’Homme. Aussi bien dans le pouvoir législatif qu’exécutif, des malversations diverses ont été rapportées, ce qui a pour conséquence de diminuer la capacité de l’état à accomplir ses missions de services sociaux. L’implication des pouvoirs publics dans la criminalité accentue ce phénomène : compromis dans le trafic de drogue, la contrebande d’armes, les autorités sont aussi accusées de fournir des détenus en drogue et téléphone cellulaires. Ce rapport est publié le lendemain de la démission du ministre Silas Rondeau (PMDB), en charge du portefeuille des Mines et de l’énergie, soupçonné d’avoir reçu des pots de vin de la «mafia» des travaux public. (www.lepetitjournal.com) 24 mai 2007
Social – La police poursuit sa grève.- Depuis mardi (22 mai) près de 14.000 fonctionnaires de la police fédérale sont en grève. Ils réclament une révision à la hausse de leurs salaires de 30%. L’augmentation des salaires avait été promise par le précédent ministre de la Justice. Selon l’association nationale des délégués de la PF, 70% des fonctionnaires auraient suivi la grève. Les aéroports, les ports et les services d’émission de papiers (Lapa) ont été affectés par le mouvement. Les activités de Santos ont été suspendues et les files à l’aéroport de Guarulhos ont atteint 2 heures. La situation pourrait être débloquée aujourd’hui, après la réunion prévue à Brasilia. Le ministre de la Planification propose pour l’instant une hausse de 15% des salaires en mars 2008, suivie d’une autre de 15% en mars 2009. Cette offre est actuellement refusée par la PF. Les enquêtes dans le secteur des travaux publics pourraient être retardées du fait de la grève. (www.lepetitjournal.com) 24 mai 2007
Université : L’USP brûle t’elle ? - Depuis trois semaines, le rectorat de l’Université de São Paulo est pris en otage par un groupe d’environ 200 étudiants, se réclamant de mouvement Trotskystes ou Marxistes. Les élèves protestent contre une mesure du gouverneur José Serra, supposée réduire l’autonomie de la faculté. Le recteur de l’établissement, Suely Vilela, a fait de nouvelles et dernières propositions de négociations. Au cas où ils continueraient leur siège, José Serra a d’ores et déjà exigé que les étudiants soient dispersés par la force aujourd’hui. 1.000 hommes sont préparés à prendre d’assaut le bâtiment du recteur. Les étudiants récalcitrants seront faits prisonniers. Les activités de l’institut de physique, et la faculté de philosophie et sciences sociales sont complètement à l'arrêt. A leur réunion hier, les grévistes ont rassemblé 2.000 des quelques 80.000 étudiants que compte en tout l’université. Hier, des professeurs soutenant les élèves ont protesté sur l’avenue Paulista et ont voté la grève. (www.lepetitjournal.com) 24 mai 2007 |