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Ce désert, d'une superficie totale de 56 000 km2, est un plateau rocheux dominé par des blocs montagneux colorés dépassant parfois les 2500 mètres aux Monts Moïse et Sainte Catherine. La terre du turquoise, comme l'appelait l'égyptien ancien, la péninsule du Sinaï, offre à ses visiteurs une richesse de paysages surprenante et des moments inoubliables. Le climat est assez chaud, même à l'ombre, assez froid la nuit sur ses hauteurs. Le Nord est composé principalement de plaines vastes de sable et de vallées appelées "vallées du nord". Ce désert s'étend du lac Bardawil au nord jusqu'à Wadi El Maghara. Des stèles historiques y abondent les noms des rois de l'ancien et du moyen empire. "Sarabit Al Khadem" près de Ras Abou Zeneima, est un temple dédié à la déesse Hathor bâti, au sommet d'un haut plateau et entouré par les vestiges des mines de turquoise et de cuivre que les anciens Egyptiens exploitaient. Au centre, le plateau Al Tih est à peine habité et est constitué de pierre à chaux de la période tertiaire. "Wadi El Arich" est sa plaine la plus vaste, 250 Km de long, connue pour ses nombreux puits, elle occupe presque la moitié de ce désert. Le Sud, à partir de Nakhl jusqu'à Dahab, est fait de sable, de collines et de montagnes qui deviennent roses au coucher du soleil. On y trouve des splendides roches granitiques et volcaniques. Tout au long de la traversée, on est surpris par la grande diversité des pierres, tant au niveau de leurs formes que de leurs couleurs. On peut en voir des vertes, rouges, jaunes, violettes et même bleues, selon le type de roche ou la luminosité. Quels que soient les paysages, leur beauté, leur amplitude et la perspective de l'horizon à l'infini font tourner la tête. La silhouette majestueuse du mont Sinaï, dressée au milieu de la plaine, fait penser à un joyau serti dans le désert. Lama Ahmed, www.lepetitjournal.com, 23 mai 2007 |