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ELECTIONS - L’élection présidentielle vue par IPSOS Version imprimable Suggérer par mail
mardi 22 mai 2007
L’Institut français de Barcelone organisait, jeudi 17 mai, une conférence sur l’élection présidentielle française et ses conséquences pour le pays. En vedette du débat, Pierre Giacometti, directeur général de l’IPSOS, aux côtés de Rafael Jorba, journaliste, ex correspondant de la Vanguadia à Paris

(Photo Institut Français de Barcelone)

L’ambiance était feutrée et sérieuse, jeudi dernier dans la salle des spectacles de l’Institut. En majorité composée de Français, l’assistance comptait aussi des Espagnols intéressés par la récente élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Pierre Giacometti, qui dirige l’institut de sondages IPSOS, et le journaliste espagnol Rafael Jorba, ex-correspondant de la Vanguardia à Paris, mènent la discussion. "Cette élection est la victoire de l’opinion publique", commente Giacometti. "C’est elle qui a déterminé le choix des candidats des deux partis, parfois même contre le parti, comme dans le cas de Ségolène Royal". Quant au débat de l’entre-deux tours, il ne lui accorde pas trop d’importance : "à quelques jours du scrutin, c’est un peu tard pour réellement inverser une tendance".

Pas au fond du puit en 2002, pas au septième ciel en 2007
Pierre Giacometti attribue principalement la passion électorale à la montée en puissance de François Bayrou et à l’incertitude que cela a causé : "Bayrou a été un phénomène qui a dramatisé la campagne. Certains ont eu peur que Royal n’arrive pas au second tour, comme en 2002 ; d’autres ont craint un face à face entre Sarkozy et le candidat centriste. Les électeurs se sont donc fortement mobilisés". Mais il ne croit pas à la thèse de la réconciliation des Français avec la classe politique : "cet état de grâce ne va pas durer. La passion électorale s’essoufflera, comme cette impression que tout est parfait avec le nouveau Président". Une réflexion confirmée par Rafael Jorba, qui a souligné la tendance des medias français à tout exagérer : "la France n’était pas au fond du puit en 2002, mais elle n’est pas non plus au septième ciel en 2007". Les élections législatives, les 10 et 17 juin, seront, pour les différentes formations politiques, l’occasion de confirmer ou de se reprendre.
Nicolas GRIMALDI. (www.lepetitjournal.com - Barcelone)
mardi 22 mai 2007.

Institut Français de Barcelone
www.institutfrances.org
 
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