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EMPLOI - Gagnant – gagnant – gagnant |
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lundi 21 mai 2007 |
Saviez-vous qu'un des visages les plus célèbres de la télévision allemande est celui d’une femme tétraplégique ? Saviez-vous que le Directeur Général de la Once est un aveugle ? Mais on ne peut pas se laisser tromper par ces cas singuliers. La plupart de personnes qui ont souffert d’un accident pendant leur vie de travail ont aussi perdu leur emploi. Pourtant, il pourrait y avoir trois parties gagnantes. Il s’agit du triangle "gagnant – gagnant – gagnant".
Photo Once.es
"Mon grand père disait qu'une affaire conclue est bonne lorsque les deux parties en sortent perdantes" explique Josep Miró, spécialisé en ressources humaines. Actuellement, dans un langage plus positif, "on dirait qu'une négociation est considérée bonne quand les deux parties en sortent gagnantes". Chacun cédant un peu par rapport à ses prétentions initiales pour arriver à un accord qui est convenable pour les deux parties. En ce qui concerne l'embauche de personnes handicapées - avec différents degrés de handicap -, "l'affaire" se complique. Pourtant, elle représente bien des avantages. Leur embauche favorise l'entreprise pour différentes raisons. D’un point de vue financier, l’entreprise bénéficie d’une importante réduction des cotisations à la Sécurité Sociale et reçoit des subventions. De plus, la responsabilité sociale favorise l'image et la réputation de l'entreprise. L’embauche bénéficie aussi, bien sûr, à la personne handicapée même si la personne souffrant de handicap passera du statut de percepteur de revenus de l'Etat, à celui de cotisant à la Sécurité Sociale (bien qu'elle puisse continuer à toucher une pension). Socialement, le travail permet un changement de sphère sociale ; il permet d’échapper aux risques d'exclusions. L'individu se sent alors utile et valorisé. L’Etat : 3ème gagnant L'Etat en sort aussi gagnant. D’un point de vue économique, il paiera moins de pensions et percevra de nouvelles cotisations (Sécurité Sociale et impôts). En favorisant l’embauche des personnes handicapées, l’Etat est perçu comme socialement avancé, responsable et protecteur car il intégre les groupes sociaux les moins favorisés. Bref, l’individu y gagne, l’entreprise y gagne et l’Etat y gagne ! En d’autres termes, c’est toute la société qui y gagne. Si certaines entreprises ont des difficultés pour atteindre le seuil de recrutement - 2% des effectifs pour les entreprises de plus de 50 employés - la loi prévoit des mesures alternatives, comme faire appel à des fournisseurs dont les effectifs sont à majorité composés par des personnes handicapées (des Centres Spéciaux d'Emploi), ou bien en réalisant des dons à des Fondations qui s'occupent de l'intégration de personnes handicapées.
Josep Miró JMR Consulting http://www.jmrconsulting.es
Législation basique sur le sujet LISMI (Ley de Integración Social de los Minusválidos). Ley 13/1982 de 7 de Abril. Ley de Medidas Alternativas al Fomento del Empleo para personas con discapacidad. RD 27/2000 de 14 de Enero Ley 12/2001 , de 9 de Julio. Ley de reforma del mercado de trabajo para el incremento del empleo y mejora de su calidad. Ley 43/2006 para la mejora del Crecimiento y del empleo Acuerdo para la estabilidad del empleo. (Acuerdo firmado por sindicatos y empresarios. Pendiente el Proyecto de Ley o Real decreto-ley Para toda la legislación sobre el empleo: Servicio Público de Empleo estatal. Ver www.inem.es |