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LA DECEPTION DE BLANCHE – Un Cannes mou du genou |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 17-05-2007 00:00
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La magie cannoise n’était pas au rendez-vous de la cérémonie d’ouverture ultra rapide du 60e festival. Diane Kruger et Michel Piccoli n’ayant pas exactement le même glamour que le couple Cassel/ Belluci de l’an dernier ou que le couple Sarkozy le matin même, Blanche est déçue
Un couple symbolique : le Portugal en canne, Taïwan en bleu (photo AFP)
La douce Diane Kruger ne suffissant pas, pour ouvrir le 60e Festival de Cannes, il fallait un "couple symbolique qui allie la sagesse et la modernité, l'expérience et la grâce" comme l’avait expliqué les organisateurs. On a donc vu arriver un vieux monsieur plus très gaillard, voûté sur sa canne orange. C’était Manoel de Oliveira, "le seul metteur en scène qui tourne depuis l'âge du muet" a annoncé la voix off. Le cinéaste portugais et fameux a lu quelques lignes d’un mini discours, dont l’humanité ne gardera vraisemblablement pas trace. A ses côtés, "pour symboliser tous les rêves de l'Orient", trônait Qi Shu l’actrice taïwanaise hautement et étrangement chaussée. C’est elle qui a déclaré ouvert le festival, clôturant ainsi une cérémonie ultra rapide et guère glamour. Bien sûr, l’accent vaguement germanique de la maîtresse de cérémonie Diane Kruger était charmant. Elle a d’ailleurs eu la gentillesse de s’auto-traduire en anglais puis en allemand ce qui n’a pas apporté beaucoup de fond mais a ajouté quelques minutes. Malgré sa belle et sage robe blanche, qu’est-ce que j’ai pu regretter l’énergie communicative du Vincent Cassel de l’an dernier !
Version courte Bien sûr, on a eu un coup de sang quand la sublime Maggie Cheung, vêtue d'une robe magnifique mais manifestement trop longue, a failli se ficher par terre en arrivant sur scène. La jurée chinoise n’a pas semblé jurer et s’est accrochée au bras du juré Michel Piccoli, qui malgré ses 150 ans n’avait pas de canne. Bien sûr, le cinéma était à la fête puisqu’on a pu voir des nano séquences de tous les films en compétition. Et que David Lynch, qui continue de porter ses pantalons jusque sous les bras, avait fagoté un court métrage très lynchien : incompréhensible donc. Et bien sûr, il y a eu les premières marches avec un Jude Law toujours plus beau et une Norah Jones plus à l’aise au piano que dans des escaliers. Mais dans l’ensemble, l’édition d’hier était un mauvais cru du point de vue émotionnel. Il est possible qu’elle ait souffert de la comparaison avec l’autre cérémonie d’ouverture qui s’était tenue plus longuement le matin même à l’Elysée. Chez les Sarkozy il y avait certes moins de marches, mais au moins c’était du grand cinéma. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 17 mai 2007
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