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Ancien quartier industriel du miracle italien, le quartier de Bovisa est en pleine mutation. L’implantation du Politecnico et d’entreprises devrait en faire un grand pôle de recherche et d’innovation. En attendant, la Triennale et d’autres installations temporaires occupent le terrain ( Photo LPJ) La zona Bovisa en chantierDu bruit et de la poussière. Des boutiques de photocopies, des bars et des librairies. Nous sommes à deux pas du nouveau Politecnico. Du bruit et de la poussière. Un no man’s land, des graffitis transformés en pub et des bâtiments restructurés. Nous arrivons à la nouvelle Triennale. Du bruit et de la poussière. Quelques immeubles a ringhiera (*), une trattoria et une église. Ouf, l’ancien quartier est encore là. Sous l’impulsion du promoteur Euromilano qui a racheté la quasi-totalité de la zone, Bovisa connaît une transformation rapide, dans le but de devenir le futur pôle de recherche et d’innovation de la ville. ( Photo LPJ) Cour intérieur via Candiani 126Grâce à sa situation stratégique, elle a connu son heure de gloire, celle du miracle italien des années 60. Mais les industries ont quitté la ville, laissant un quartier désolé, dont les loyers bas ont attiré les "extracommunautaires", comme on dit à Milan. Le Politecnico en quête de grands espaces a commencé son implantation en 1997 et compte encore grossir, avec de nouvelles facultés, des services, des commerces et des logements étudiants. Les entreprises suivent : Antenna 3, Telelombardia et depuis, quelques semaines, Mario Negri (leader italien de la recherche médicale). (Photo LPJ) Base B, l'espace de l'association Zona Bovisa
La Triennale a signé pour 3 ans Pendant les travaux, Euromilano cherche à occuper l’espace, d’où l’installation temporaire de la nouvelle Triennale et d’associations comme Zona Bovisa, pour l’instant pour trois ans. "Cela permet d’attirer le public, de faire connaître le quartier et d’utiliser des zones en attente pour éviter les dégradations et l’insécurité", explique Federico Rotini, président de l’association culturelle Zona Bovisa. En revanche, faute de musée, le terrain où se trouvaient les gazomètres de l’AEM ne connaît toujours pas de requalification. Un quartier résidentiel appelé Certosa est en construction plus à l’ouest, agrémenté de parcs et de tous les services nécessaires. Tous ces projets risquent de pousser les prix à la hausse, au détriment des habitants actuels et des étudiants. Du grand pôle de recherche, connaîtront-il autre chose que le bruit et la poussière ? Corentine GASQUET. (www.lepetitjournal.com - Milan) mardi 22 mai 2007
(*) Balustrade
Sortir dans le quartier Pendant cette période de transition, le quartier de Bovisa se trouve en pleine effervescence culturelle, devenant un lieu incontournable des milanais branchés. - La nouvelle Triennale : http://www.triennalebovisa.it En ce moment : Timer, lire l’article : http://www.lepetitjournal.com/content/view/14456/1267/ - Zona Bovisa et l’esapce Base B : http://www.zonabovisa.com/ - La Schighera, un centre social Arci (Associazione ricreativa e culturale italiana) : http://www.lascighera.org - L’association The Bag Art Factory : http://www.thebagartfactory.it - Les campus du politecnico : via Candiani 10, via La Masa 34, site www.polimi.it - Bar crêperie le Todo modo, via Broglio 25, Tél. 02 39325166 |