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POLITIQUE ETRANGERE - Les orientations Sarkozy vues par le président de l'IMRI |
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| Ecrit par CASABLANCA,
le 17-05-2007 01:00
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Au lendemain de l'installation à l'Elysée de Nicolas Sarkozy, Jawad Kerdoudi le président de l'Institut Marocain des Relations Internationales (IMRI), nous livre son sentiment sur les intentions en matière de politique étrangère du nouveau chef de l'Etat français en Afrique et dans le Sud de la Méditerranée
Afrique et immigration "L'Afrique a tenu une place importante tant dans les écrits que dans ses discours du président Nicolas Sarkozy. Il n’a pas caché son opposition à toute augmentation significative de l’immigration en provenance de ce continent, en lui préférant une immigration choisie. Il a laissé peu d’espoir aux Africains résidant sans papier en France, et a réitéré leur vocation à quitter le territoire. En contrepartie, il propose une aide accrue à l’Afrique pour assurer son développement, mais sous certaines conditions : développement de la démocratie et des droits de l’homme, et surtout la bonne gouvernance, afin de maximiser l’efficacité de l’aide, et éviter la corruption et le gaspillage. Dans ce cadre, il envisage de supprimer la cellule Afrique de l’Elysée, et de mettre fin aux réseaux parallèles, aux connivences occultes, et aux interventions militaires obsolètes. Une grande partie de l’Afrique est francophone, et a besoin de la coopération française. Il faut cependant souhaiter qu’il adopte un comportement plus favorable vis-à-vis des étrangers sans papier résidant en France depuis de nombreuses années, et ayant des enfants scolarisés dans les écoles françaises".
Afrique et droits de l'homme "Le Président Sarkozy a raison de revoir la politique de la France vis-à-vis de l’Afrique, notamment pour le respect des droits de l’homme, pour accroître l’efficacité de l’aide française, et lutter contre la corruption et le gaspillage. Il a compris, à juste titre, que le meilleur moyen de restreindre l’immigration en provenance de ce continent, est de contribuer à son développement économique et social".
Turquie et Union européenne "Il se prononce catégoriquement contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, et préconise l’instauration d’une Union Méditerranéenne, dont il n’a donné aucun détail pratique. On peut déplorer son refus catégorique de l’adhésion à l’Union européenne de la Turquie, qui a reçu une promesse d’adhésion dès 1963, et qui fait des efforts considérables pour se mettre à niveau. Une telle adhésion aurait constitué un pont entre l’Europe et le monde musulman, et aurait contribué à la paix et à la stabilité mondiale".
Union Méditerranéenne "L’idée d’instaurer une Union Méditerranéenne est bonne, à condition de donner un contenu réel à cette Union. L’idée repose sur deux éléments de sa stratégie : la restriction de l’immigration, et le refus de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Cette Union doit se baser sur une aide publique accrue aux pays sud-méditerranéens, tant sur le plan bilatéral qu’au travers de l’Union européenne. Il faut également encourager les investissements productifs des pays du Nord vers le Sud, et renforcer la coopération dans tous les domaines : économique, social, et culturel. Il faut également faciliter la circulation des personnes, en allégeant la procédure des visas, car c’est par le contact que les peuples peuvent mieux se connaître et s’apprécier". D.B. (www.lepetitjournal.com - Casablanca) jeudi 17 mai 2007
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