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Fraîchement diplômée de l’IED, Elise Lefort vient de créer Fashiontimes.it, un magazine de mode sur Internet. Le journal se veut plus jeune et plus ouvert que les autres, bien loin du Diable s’habille en Prada. Rencontre Photo LPJ - Elise Lefort au Todo modo à Bovisa Elise Lefort, 22 ans, diplômée de l’IED (Istituto Europeo di Design) et arrivée à Milan avec ses parents à 12 ans, elle vient de lancer un nouveau magazine de mode sur Internet. Elle a créé Fashiontimes.it avec son ami, journaliste, étudiant au Politecnico et, tout comme elle, surveillant au lycée français. Le site compte presque 50.000 pages vues et 1.500 inscrits à la newsletter. Pour nous raconter son histoire, Elise nous emmène au Todo modo, un bar étudiant de Bovisa, bien sûr.
Lepetitjournal.com : Pourquoi as-tu décidé de créer une entreprise ? Elise Lefort : A la sortie de l’IED, je voulais devenir styliste, mais je me suis rendue compte que le milieu était très fermé. J’ai trouvé un poste de fashion editor (NDLR : rédacteur mode) dans un journal de lingerie. Mon travail me plaisait beaucoup mais l’ambiance ressemblait à celle du Diable s’habille en Prada ! Avec mon ami, qui était journaliste sportif, nous avons eu l’idée de créer notre propre journal. Nous avons commencé sur Internet fautes de moyens, mais nous souhaitons maintenant rester sur le Web, sans sortir sur papier, car cela correspond à une nouvelle réalité. Le journal traite de la mode, aussi bien des aspects économiques que des produits.
Comment vous différenciez-vous des autres journaux de mode ? E.L. : Notre site est plus dynamique que les autres, plus coloré, plus clair et avec plus de photos. Nous avons lancé un service photo, ce qui est nouveau sur Internet. Nous souhaitons aussi faire connaître les jeunes créateurs qui ont souvent beaucoup de mal à émerger. Le milieu de la mode n’est pas assez ouvert aux jeunes. De même certains prennent Internet de haut, les journaux papier ayant plus de crédibilité. C’est une erreur stratégique.
Comment le journal se finance-t-il ? E.L. : Nous nous rémunérons grâce à la publicité. Nous vendons en ce moment pour septembre à décembre et cela se passe bien. Nos annonceurs sont des marques et de petites entreprises très spécialisées.
Quels conseils donnerais-tu à un jeune créateur d’entreprise milanais ? E.L. : Il faut gagner en crédibilité et trouver sa place. Il faut aussi faire avec peu de dépenses. Nous travaillons beaucoup… Il faut avoir le courage de se lancer et laisser sa timidité de côté. Les relations comptent beaucoup en Italie. Il vaut mieux en avoir, ou être très extraverti ! Propos recueillis par Corentine GASQUET. (www.lepetitjournal.com - Milan) vendredi 18 mai 2007
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