Dimanche, 12 Février 2012
Le numéro un mondial n’est pas dans les meilleures dispositions pour aborder Roland-Garros (28 mai-10 juin). Après deux défaites sur terre battue face à Nadal et Volandri, Federer vient de congédier son entraîneur. Saura-t-il relever la tête pour gagner le seul grand chelem qui lui manque ?

Federer va-t-il retrouver l'énergie nécessaire pour Roland-Garros? (photo AFP)

Après l’Open d’Australie fin janvier, la saison de tennis semblait devoir se résumer à un nom : Roger Federer. En remportant son dixième titre du grand chelem, il traçait tranquillement sa route vers une nouvelle saison de domination sans partage. Même Roland-Garros paraissait à sa portée...
Mais, depuis, les choses ont évolué de manière très défavorable pour le N°1 mondial. En effet Rafael Nadal est plus que jamais le maître de la terre battue. En remportant dimanche dernier le Masters Series de Rome, face au Chilien Gonzalez, il a porté à 77 son nombre de victoires consécutives sur cette surface.
Et pendant que Nadal fait le plein de confiance, Federer accumule les échecs. Déjà battu deux fois par Guillermo Canas à Indian Wells et Miami (sur surface dure) au début de printemps, le Suisse a ensuite subi la loi du roc Nadal en finale de Monte-Carlo (6/4, 6/4). 


Sans victoire, sans entraîneur
Après une semaine de repos, Federer est arrivé à Rome début mai, encore plein d’espoirs. L’année dernière il avait réussi à pousser Nadal dans ses derniers retranchements, obtenant même deux balles de match. Il avait certes perdu, mais c’était une belle défaite. Mais cette année, il n’a pas pu franchir le cap des huitièmes de finale battu par l’Italien Filippo Volandri (6/2, 6/4).
Il s’agit du quatrième tournoi consécutif sans victoires pour le Suisse, dont pareille disette ne lui était plus arrivée depuis trois ans. Conséquence de ces contre-performances, il a mis fin à son association avec Tony Roche qui l’entraînait depuis 2005. 
Présent cette semaine à Hambourg, il a décidé de se la jouer solo, au moins jusqu’à Wimbledon : "Je ne ressens pas le besoin de prendre un coach car je sais ce qu’il faut faire pour gagner. Je ne veux pas que qui que ce soit interfère dans ma préparation". La mise au point est claire et nette. Il a désormais dix jours pour démontrer ses capacités de réaction. Mais elles risquent d’être insuffisantes pour remporter enfin Roland-Garros.

Jérémy Patrelle (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 mai 2007