En France
La Une La Une Eco Eco Culture Culture Mag Mag Sports Sports Tourisme Tourisme Expat Expat Gourmet Gourmet Vous Vous ETUDIANT ETUDIANT SANTE SANTE Insolite Insolite
mardi 09 février 2010
Bucarest -6°C
NEWSLETTER
 Abonnez-vous gratuitement
1.
2.
Plus d'infoInfo Newsletters
INTERVIEW - André Ernst et "la richesse des affiches lacérées"... Version imprimable Suggérer par mail
mercredi 16 mai 2007
Lepetitjournal a rencontré l’artiste français André Ernst chez lui, à Bucarest. Maître dans l'art du collage, il invite au vernissage de son exposition ce mercredi 16 mai à 18h à la Galeria Galateca

Lepetitjournal : Quand avez-vous commencé votre art ?
André Ernst - Vers 1985, à 47 ans, j’ai eu envie de faire quelque chose. Je suis persuadé que tout le monde peut avoir un “hobby”, à n’importe quel âge. J'ai même aidé des gens à trouver "leur truc à eux". Et c'est magique. Un soir à Paris je suis passé devant un immeuble en construction. Il y avait des affiches déchirées et j’ai vu un bout de papier qui m’a plu, je l’ai découpé et je l’ai ramené chez moi. Sur la cheminée, je l’ai trouvé beau, d’autres aussi l’ont trouvé beau, et ils m’ont demandé comment j’avais fait “ça”… C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte qu’il s’était passé quelque chose et j’ai commencé à travailler.

Comment votre peinture a-t-elle évolué ?
Très vite le papier est devenu pour moi un objet de fascination. Le papier d’affiche a une richesse insoupçonnable. Les néo-réalistes des années 1960 ont découvert le collage, tout comme Picasso. Cela a été mis en valeur pendant quelque temps mais n’a pas vraiment pris. Ma démarche a été d’utiliser le papier comme une matière première. J’ai commencé à le travailler de la même façon qu’on travaille un tube de peinture. Il y a un jeu actif qui se produit entre la forme du papier, la couleur du papier, le voisinage du papier, le touché, les lettres, les visages, etc… et l’idée qui me vient. C’est une création par jeux, par dialogues. Jusqu’au moment où je me dis que d’autres auront du plaisir à regarder le tableau. Que ce sera pour eux une rêverie heureuse…

Bucarest vous a-t-elle inspiré ?
J’ai passé beaucoup de temps à marcher, à ressentir la ville. Je suis arrivé en nombre 2005. Au début je ne trouvais pas ce que je voulais, ce fut une période difficile mais qui m’a permis d’être aussi plus réceptif. L’un de mes premiers tableaux a été “Les amoureux”, qui fait partie de douze “impressions” sur Bucarest. J’ai été d’abord frappé par ces couples enlacés, assis sur un banc en plein hiver. Je les ai ensuite retrouvés au printemps, à Cismigiu ou ailleurs. Ils ont inspiré mes premiers travaux.

Diriez-vous qu'ici votre période artistique est particulièrement florissante ?
Oui, absolument. D’abord parce que j’ai un atelier, beaucoup d’artistes n’ont pas cette chance. Et puis ici j’ai plus de temps qu’à Paris. Par ailleurs, pour moi faire un tableau c’est aussi militer. Quand j’en vends un, 50% part à l’association de solidarité africaine qui s’appelle “Echoppe” et qui est basée à Lomé, au Togo. Je me dis qu’on pourrait trouver d’autres artistes qui, à chaque fois qu’ils vendent un tableau enverraient une partie de l’argent à ceux qui en ont le plus besoin.

Quel est votre regard sur Bucarest ?
D’une part, cette ville s’est complètement transformée, tant de choses ont été rénovées. D’autre part, elle n’a pas changé. Il y a dans les vieux quartiers une magie fantastique, c’est un véritable bonheur que de voir des milliers de maisons uniques en leur genre, dessinées par d’authentiques architectes. Cela éduque beaucoup le regard. Le côté négatif est qu’on voit pousser un peu partout des tours de verre qui sont la contradiction même de ce que peut être Bucarest, si on les met n’importe où...
Propos recueillis par Laurent Couderc (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 16 mai 2007

André Ernst expose du 14 au 27 mai à la Galeria Galateca (2/4 strada C.A. Rosetti). Titre de l'exposition : "Impressions" roumaines. Voir aussi le blog d’André Ernst :
http://d-collages-roumains.blogspot.com/


 
RECEMMENT
BUCAREST
Accueil-Bucarest
Pratique
Les Archives
Les petites annonces
NOS SERVICES
La Newsletter
Les Petites Annonces
Les Bons Plans
Services Expats
Ouvrir une Edition
Nos forums
La bourse en vidéo
Les Archives
un problème avec la newsletter?
VOYAGER PRATIQUE
Avec notre partenaire TV5.org
Horloge Universelle
Indicatifs Tel
Tailles habillement

Convertisseurs
Farenheit/Celsius
Distances
Livre/Kilo
 
 






Cabaret lyrique

Ateneul roman, 19h, airs d'opéra et d'opérette roumains, italiens, allemands, français...


Festival de flamenco
8, 9 et 10 février, théâtre Odeon (calea Victoriei, 40-42), 19h, "Sentimientos", danse flamenco avec Yolanda Osuna (danseuse principale).


Télévision
TVR2, 23h10, "Memento" (EU/2000) de Christopher Nolan, avec Guy Pearce, Carrie-Anne Moss et Joe Pantoliano.


Concert
Sala Polivalenta (str. Piscului, 10), 20h, concert : Air. Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin, pionnier de la musique électro en France, sont devenus des icônes notamment aux Etats-Unis et au Japon. C'est leur première visite en Roumanie.



Cinéma
Du 12 au 14 février, salle Elvire Popesco de l'Institut fançais, premier cycle de films sur l'adolescence au cinéma. Pour les séances, voir le site : www.institut-francais.ro/spip.php?article403


Concert
Sala Palatului (str. Ion Campineanu, 28), 20h, concert : Live from Buena Vista, le Havana Lounge revient en Roumanie.


Concert
The Ark (calea Rahovei, 196A), 20h, concert : Joakim and the disco. Autre pilier de la musique électro en France.


Journée Portes Ouvertes de la Fondation Parada
La FONDATION PARADA, qui travaille auprès des enfants et jeunes des rues de Bucarest depuis 1996, à travers notamment son programme de cirque social, vous convie à sa Journée Portes Ouvertes.


Voir la suite de l'Agenda du jour et de la semaine






 Un Bon Plan dans l'Annuaire
 Une Petite Annonce
 Un Evènement dans l'Agenda
 Un Coup de Coeur
 
Titre*
Description*  (300 caractères max.)
 
Content © 2007 lepetitjournal.com