| Ecrit par ROME,
le 15-05-2007 01:00
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A Rome, jusqu’à dimanche prochain, se déroule l’exposition "chefs d’œuvres de l’Art Européen". Chaque pays membre de l’Union Européenne a accepté de prêter une œuvre majeure de son patrimoine national. La 2nde 3 du lycée chateaubriand a été la visiter. Entre culture et choix politiques, trois élèves nous livrent, aujourd'hui et jeudi, leurs réflexions au regard de l’Histoire et de leur propre vision de l’Europe A Rome, au Palais du Quirinal, se déroule actuellement une exposition rassemblant des chefs d’œuvres de chaque pays de l’Union Européenne. Cette exposition remémore le traité de Rome qui est à l’origine de l’U.E., signé il y a maintenant 50 ans. Cinq périodes majeures y ont été représentées : l’Antiquité (Malte, Grèce), le Moyen Age (Bulgarie, Roumanie, Chypre …), la Renaissance (Italie, Allemagne, Espagne, Belgique), le XIXe siècle (Suède, Pologne), le XXe siècle (France, Portugal). Ces œuvres, choisies avec soin, sont souvent très importantes et très connues. Elles ont aussi une signification bien précise, un message que chaque pays de cette communauté européenne a souhaité faire passer. L’Italie, par exemple, pays hôte de l’exposition, a choisi une œuvre "neutre" du célèbre peintre italien, le Titien. En effet, ce tableau intitulé "Le gentilhomme" représente un personnage inconnu de l’aristocratie italienne. Il ne représente donc aucune famille en particulier et ne possède aucun signe religieux. La Belgique, quant à elle, a voulu montrer sa prédominance pour la religion catholique en exposant une peinture montrant une image du Christ "La Complainte du Christ" d'Anton van Dyck. Ce choix est dû à l’histoire du pays, notamment l’histoire religieuse, car la Belgique s’est toujours retrouvée à la frontière entre le catholicisme et le protestantisme. Avec ce Christ, elle montre son appui pour le pape, c'est donc un choix religieux. Vient ensuite le tour de la Pologne : elle a choisi une peinture représentant la révolution polonaise intitulée "La Constitution du 3 mai 1791". Avec cette œuvre, elle espère montrer qu’elle s’est toujours trouvée en harmonie avec l’Europe, étant en pleine révolution à peu près à la même époque que la France et que d’autres pays, comme l’Angleterre.
La France a sûrement envoyé le très célèbre "Penseur" de Rodin, pour inciter l’Europe à une "pause réflexive". Le choix de cette œuvre a d’ailleurs été contesté, car il peut être considéré comme prétentieux de la part de l’Etat français. L’Espagne a envoyé un petit tableau du célèbre Velázquez, qui représente une vue sur le jardin de la villa Médicis (qui se trouve à Rome et accueille de nombreux artistes français), en montrant ici aussi son coté "international". Pour représenter l’Europe, l’Italie a mis en exposition un vase représentant le rapt d’Europe. Presque tous les pays participants à l’exposition ont voulu mettre en avant le coté international de leur art et de leur culture, sans faire souvent allusion à leur religion (à quelques exceptions près), mais aussi leurs choix politiques ou économiques, avec des tableaux très "neutres". Cela nous a poussé à nous poser une question : Est-ce que l’Europe a besoin d’une culture européenne, ou au contraire, chaque pays membre doit-il affirmer et mettre en avant sa propre culture même si cela peut créer des tensions ? Alice Luisi et Astrid Engelsen (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 15 mai 2007 Pour plus d'informations sur l'exposition du Quirinale : www.quirinale.it
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