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SOLIDARITE – Paternitas : une seconde chance pour les jeunes délinquants |
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mardi 15 mai 2007 |
L'Ambassade de Suisse vient d'offrir 12,8 millions de pesos à la fondation Paternitas afin de restaurer un centre d'accueil pour les jeunes délinquants.
Le 08 juin prochain devrait entrer en vigueur, si les discussions parlementaires aboutissent, la nouvelle loi de responsabilité pénale juvénile. Elle vise notamment à améliorer la réinsertion des jeunes délinquants chiliens. Dans cette optique, l'Ambassade de Suisse a décidé d'apporter son soutien à la fondation Paternitas, qui œuvre depuis près de 16 ans pour briser le cercle vicieux de la délinquance. Près de 12,8 millions de pesos vont être investis dans la rénovation du sanctuaire Nuestra Señora de Montserrat à Recoleta, classé monument historique ( photo ci-contre), siège d’un nouveau programme. Il s’agira d’accueillir 30 adolescents délinquants de 14 à 18 ans, avec des problèmes d'addiction à la drogue, à l'alcool ou de santé mentale. Ils bénéficieront d'un traitement individuel, encadré par une équipe pluridisciplinaire, qui ira des soins à la formation professionnelle.
La prison ou la pension
Paternitas, fondation à but non lucratif, dirigée par le père Nicolàs Vial, est la seule à Santiago à s'attaquer au cercle vicieux de la délinquance. 2500 personnes ont déjà bénéficié de ses programmes de réinsertion et de prévention dans ses trois centres (les deux autres sont à Independencia et Puente Alto ). Les résultats paraissent trop beau pour être vrais : 98% des jeunes accueillis dans le centre retrouveraient le droit chemin. Un chiffre qui contraste avec ceux du système carcéral chilien : près de 8 mineurs sur 10 récidivent à leur sortie de prison.
La nouvelle loi va tenter de combler les failles du système. Les jeunes vont désormais être responsables de leurs actes à partir de 14 ans, au lieu de 16. Un système de sanctions à trois niveaux va également être mis en place. Le tribunal aura le choix entre envoyer un jeune en prison, en système semi carcéral avec des sorties diurnes, ou alors dans un centre de réinsertion comme celui de Paternitas. D'où l'intérêt d'investir dans ce type d'établissement encore si peu nombreux.
Laury-Anne Cholez (www.lepetitjournal.com Santiago)
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