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LE CAIRE EN BREF - mardi 15 mai 2007 |
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mardi 15 mai 2007 |
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Médias - Création d’une organisation de protection des journalistes arabes.- Une vingtaine de journalistes originaires de différents états arabes comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Syrie, le Maroc ou la Libye ont décidé de créer une organisation de protection des journalistes. Elle devrait entrer en activité en juin et aura pour but de venir en aide aux journalistes emprisonnés et à leurs familles. Le célèbre sociologue et militant des droits de l’homme Saad Eddine Ibrahim devrait apporter une aide logistique à cette organisation. Il avait été lui-même condamné en 2001 à sept années de prison pour "atteinte à l’image du pays", mais cette décision avait été infirmée en appel. Il dirige par ailleurs le centre Ibn Khaldun pour les droits de l’Homme et la démocratisation. Les journalistes égyptiens participant à ce projet, veulent agir sur deux plans : faire cesser les violations des droits de l’homme et de la liberté d’expression dont ils font l’objet et modifier le droit en vigueur en matière de censure pour garantir la liberté d’expression souvent mise à mal dans les pays arabes. Le groupe qui prévoit la publication d’un rapport annuel entend aussi offrir un appui matériel et logistique aux familles des journalistes emprisonnés. Stéphanie Salha (www.lepetitjournal.com) mardi 15 mai 2007 Justice - Annulation d’une décision du président Hosni Moubarak Le 8 mai, une Cour administrative a décidé d’annuler la décision du président égyptien qui prévoyait de traduire des membres des Frères Musulmans devant un tribunal militaire pour une affaire de blanchiment d’argent.La Cour a refusé l’argumentation de la défense qui consistait à dire que la décision avait été prise par une source de pouvoir absolu. Les juges ont affirmé qu’il n’existait pas en Egypte un tel pouvoir et que toute décision était basée sur la Constitution et le droit positif seulement. Le président avait décidé de déférer certains membres du groupe politique interdits devant des Cours militaires car les décisions de celles-ci ne sont pas susceptibles d’appel. Cet arrêt est donc historique même s’il n’existe aucunes garanties quant à son application. Il intervient dans un contexte politique trouble puisque comme le rapporte le journal Al-Masry-Al-Youm du 8 mai. Des médecins appuyés par leur syndicat ont organisé une manifestation de soutien à certains de leurs collègues, qui eux aussi devaient être traduits devant des tribunaux militaires en raison de leurs relations avec des frères musulmans. Le fait de juger des civils devant des tribunaux militaires est interdit par toutes les conventions internationales auxquelles l’Egypte est partie. La tension entre le pouvoir judiciaire qui avait atteint son paroxysme en avril et mai 2006 lorsque deux juges, vice-présidents de la Cour de cassation, avaient fait l’objet de blâmes pour avoir dénoncer des fraudes électorales, demeure très palpable. En effet alors qu’un des buts officieux des amendements constitutionnels du mois de mars était de priver le pouvoir judiciaire d’une partie de ses prérogatives, celui-ci n’entend pas se laisser bâillonner. Stéphanie Salha (www.lepetitjournal.com) mardi 15 mai 2007 |