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Depuis plusieurs années, les propriétaires et les ouvriers de Chak El Téaban, site industriel de marbre et de granit, révèlent l'absence d'infrastructures indispensables comme l'eau potable, les routes aplanies, les conditions d'hygiène. Malgré des conditions de travail difficiles, le marbre égyptien est précieux Sur l'Autostrade, à 2 Km de Maadi, au sud du Caire se situe le site industriel de marbre et de granit : Chak El Téaban. On l'appelle aussi le "nid du serpent" car elle se compose d'une allée centrale étroite, en zigzag de plusieurs kilomètres de longueur dans la montagne Mokattam, bordée par des édifices qui étalent des expositions de superbes marbres de tous les pays du monde, des usines, et des échoppes d'artisans. Les articles multicolores exposés des deux cotés de ce chemin sont admirables : vases en onyx ou albâtre, cheminées, tableaux comportant des motifs géométriques et floraux incrustant plusieurs types de pierres, des fontaines de marbre de Carare et tant d’autres splendeurs. Cependant, un énorme contraste existe entre la beauté des oeuvres et l’environnement.
Des carrières exploitées Pour visiter ce site, mettez du coton dans les oreilles et un masque sur le nez, il est difficile de trouver en Egypte un endroit aussi assourdissant et poussiéreux : de 7 à 18 heures, le bruit des machines, quelques centaines d'ouvriers, de gros camions portant d’énormes blocs de pierre, des voitures de visiteurs créent un fracas d’enfer sur la route complètement défoncée. Une compagnie chinoise est venue exploiter les carrières égyptiennes. Malgré la loi qui interdit d'exporter le marbre égyptien non travaillé, cette compagnie a pu avoir l’autorisation d'exploitation de 25 carrières et d'exporter la pierre brute, pour, ensuite, la travailler en Chine. Ce marbre devient un concurrent difficile à affronter pour le marbre égyptien sur le marché mondial. Il est vendu comme marbre égyptien mais mieux usiné en Chine et à moindre coût.
Sculptures Des ateliers de sculpture subsistent à Chak El Téaban, des artisans travaillent tel qu'au temps des pharaons et dans des conditions aussi difficiles, en y effectuant de vraies œuvres d'arts. Quant aux ouvriers, ils travaillent dans des conditions très pénibles, le manque d'eau potable, la poussière et les maladies pulmonaires sont courantes. Hosni, un ouvrier d’une usine de découpage, "Je travaille de 8 heures à 17 heures ; je touche 60 LE par jour et le travail est accablant, j'ai souvent mal à la gorge et aux yeux. Nous n'avons aucune couverture sociale". Cependant les marchandises vendues sont précieuses, et le chantier mérite d’être mis plus en valeur, pour procurer les effets bénéfiques d’une qualité renommée entraînant les investissements et de nouveaux marchés motivés par le marbre et le granit égyptiens. Lama Ahmed (www.lepetitjournal.com mardi 15 mai 2007) |