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Marc Levy, qui met ses mots au service de la liberté et de la réalisation de soi, était de passage à Rome le 2 et 3 mai. Disponible, réservé, pudique, le "Dan Brown" à la française a accepté de revenir sur son dernier roman, traduit en italien, Mes Amis, Mes Amours. L’occasion de se dévoiler… en toute humilité Lepetitjournal.com : Dans votre roman Mes Amis, Mes Amours, Bute Street et le quartier français existent bien à Londres ainsi que le French Bookshop. Le restaurant d'Yvonne semble par contre le fruit de votre imagination ? En sentez-vous le manque ? Marc Lévy : J’aimerais effectivement que le café d’Yvonne puisse exister ! Beaucoup de Français à la sortie du livre m’ont demandé où il se trouvait. L’atmosphère d’un tel endroit me manque. Vous avez vécu à San Francisco, vous vivez à Londres, vous êtes originaire de la France. Dans quelle ville du monde vous sentez-vous le plus chez vous ? J’aime particulièrement l’ambiance qui règne à Londres. Là-bas, personne ne vous regarde, personne ne fait attention à vous. C’est une ville très cosmopolite, elle est multiculturelle, multiethniques. C’est une ville pleine d’énergie créative. Marc Levy, entre décontraction et simplicité (photo Alisdair Miller)Dans Mes Amis, Mes Amours, un humour très britannique transparaît. Est-ce l’influence du monde anglo-saxon qui a déteint sur vous ? Je pense que mon humour anglo-saxon me vient en fait de ma famille. Cet humour se résume dans la faculté de se moquer de soi-même, avant de se moquer des autres. Dans Mes Amis, Mes Amours, ce qui m’intéressait, c’était de renverser les rôles. Le lecteur est face à deux hommes plus préoccupés par leur intérieur que par leur boulot. Je souhaitais mettre les personnages dans une situation anormale qui frise l’absurde et qu’en milieu d’histoire cette absurdité paraisse complètement normale. Le tournage du film inspiré du roman Mes Amis, Mes Amours commencera en septembre. Contrairement à l’adaptation de Et si c’était vrai ?, où vous n’aviez bénéficié que d’un droit de regard, vous avez contribué activement à l’élaboration du scénario en le co-écrivant. Pourquoi ce choix ? Pour Mes Amis, Mes Amours l’idée originale était de faire un film au départ. Néanmoins, je trouvais l’écriture de 90 pages d’un scénario assez frustrante. J’ai donc abandonné le projet afin d’écrire le livre. Le succès du roman m’a ensuite engagé à me remettre à l’ouvrage pour que le film puisse être réalisé. Vendredi, votre nouveau roman Les enfants de la liberté est sorti en France. Quel en est le sujet ? C’est l’histoire de 20 adolescents qui ont créé une brigade de résistance pendant la seconde guerre mondiale. La plupart vont mourir en criant "Vive la France" avec un accent étranger car tous n’étaient pas français mais réfugiés de l’Italie fasciste, de l’Allemagne nazie, de la Roumanie, de la Hongrie. Parmi les rescapés, se trouvait mon père. Tous ces gamins étaient plongés dans un monde de haine. Pendant toute la durée de la guerre, ils ont gardé au creux de leur main une étincelle d’humanité, comme s’ils en étaient les gardiens. Encore aujourd’hui, beaucoup d’enfants de la liberté sont présents dans des pays en guerre ou subissant une dictature. Ils sont les gardiens d’une humanité qui a disparu à ces endroits là. Propos recueillis par Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome), vendredi 11 mai. "Mes amis, mes amours" est disponible en français depuis le 7 mars 2006 et en italien depuis le 3 mai 2007. Pour plus d’informations : www.marclevy.info www.laffont.fr www.corbaccio.it
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