| Ecrit par BUDAPEST,
le 07-06-2007 00:00
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En 1987 le gouvernement hongrois lance les programmes d’enseignements bilingues dans plusieurs lycées du pays. A Budapest l’établissement Ferenc Kölcsey dispose aujourd’hui d’un grand nombre de sections d’enseignement de ce genre.
(photo LPJ Eugénie Baccot)
L’intérêt de l’établissement Ferenc Kölcsey pour les langues étrangères ne date pas d’hier. Ainsi, en recevant le roi d’Italie en 1934, le lycée s’ouvre au monde et aux autres idiomes. Face au petit nombre de diplômés hongrois bilingues, Béla Köpeczi, ministre de l’Education de l’époque, contribue à la mise en place de ces classes particulières. Ce dernier s’inspire du modèle bulgare où l’enseignement en français existe depuis 50 ans. Après la prédominance de la section russe, jusqu’en 1989, l’enseignement des autres langues telles que l’anglais, le français ou l’italien prend le dessus. Sur les 800 élèves et les dix sections bilingues que compte le lycée, 300 jeunes étudient dans une filière francophone, faisant ainsi du français la troisième section la plus importante du lycée. Au lycée Ferenc Kölcsey l’élève suit, au cours de sa première année, un enseignement intensif en langue avec 20 heures de cours par semaine. Commence ensuite l’enseignement bilingue. Le programme des quatre années est identique à celui des autres lycées hongrois, sauf que certaines matières sont enseignées en français. Vers 19 ans l’étudiant obtient alors un bac bilingue. Sections bilingues en danger Fazekas Csaba est enseignant, proviseur adjoint du lycée et responsable de la section francophone. Il explique le choix des étudiants en section francophone par différentes raisons. L’élève prend rarement seul la décision de s’essayer au français. Souvent "des ascendances familiales" sont en jeu, un membre de la famille s’avère francophile ou francophone. Pour d’autres il s’agit de suivre le chemin des parents diplomates. Mais le proviseur est sceptique quand à l'avenir des classes bilingues du lycée, même si la section française reçoit encore du soutien. Le gouvernement français appuie cette dernière principalement par l’intermédiaire d’un lecteur natif qui enseigne la langue et la civilisation. Des abonnements de presse, des dictionnaires et une aide pour financer des séjours scolaires sont aussi régulièrement offerts au lycée. Les autres sections bilingues, quant à elles, n’ont plus cette chance et ce depuis un certain temps. Mais les réductions budgétaires françaises menacent le lycée et ses projets. Le contrat du lecteur français va prendre fin cette année et ne sera pas renouvelé, "cela va être difficile dans ces conditions…" conclut Fazekas Csaba. Eugénie BACCOT (www.petitjournal.com - Budapest) jeudi 7 juin 2007
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