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PHOTO - Les enfants des rues à Townhouse jusqu’au 23 mai |
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mercredi 16 mai 2007 |
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Jusqu’au 23 mai, le Townhouse expose le travail d’Hesham Labib. Ses photos sont éclatantes d’humanité. Sans rentrer dans la caricature de la misère humaine, elles montrent un aspect de la vie nocturne de ces enfants des rues Le grand format ( 50´ 70 et 70´ 100) choisi par Hesham Labib nous plonge dans la détresse de ces enfants mais nous révèlent aussi ce puissant lien qui les réunit tous. Tour à tour, nous voyons des sourires et des regards perdus mais tous ont des visages qui parlent à la fois de leur réalité mais également de leur liberté. Ces images sont le fruit d’un mois et demi à partager avec eux leurs moments d’intimités, leurs déboires, leurs peines et leurs joies. Hesham Labib parle de "moments intenses passés avec ces enfants car tu ne sais jamais ce qu’il va se passé la minute d’après". Ils sont imprévisibles, vivent le moment présent et d’une certaine manière sont libres. Aucune contrainte sociale et familiale mais à quels prix ? la faim, aucune scolarité, aucun endroit décent où dormir, de la colle sniffée pour oublier…
Au delà de l'émotion La beauté de ces photos est remarquable grâce à la sincérité de ces prises de vues, ils ne posent pas mais ils sont. Ils sont eux-mêmes dans leur environnement et dans leurs habitudes. Les mots pour décrire les émotions que procurent ces images paraissent bien vides comparés à leurs contemplation. Cette exposition a une histoire, elle nous apprend ce qu’est la vie au Caire et ce que l’on refuse parfois de voir. Voilà le geste photographique d’Hesham Labib, informer. Un regard vaut parfois bien plus que de longs discours. Flavie Segantini, www.lepetitjournal.com, 16mai 2007 |