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CELEBRATION - La journée de l'Europe en Roumanie |
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mercredi 09 mai 2007 |
Comme les 26 autres pays membres de l'Union européenne, la Roumanie célèbre aujourd’hui la journée de l’Europe. Au programme : cinéma, fanfare, lecture et inauguration. Au-delà des festivités, les autorités ont la volonté de promouvoir la culture roumaine au niveau européen
Le ministre roumain de la Culture (à gauche) Adrian Iorgulescu et le directeur du patrimoine culturel national Mircea Angelescu lors de leur conférence mardi matin (photo: M.R.)
Le 9 mai 1950 le ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman instaurait la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). Depuis lors, chaque année, les pays membres de la communauté européenne célèbre l’anniversaire de cette journée historique. D'abord, côté lecture, Bucarest participera à un marathon littéraire aux côtés de l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la Bulgarie. Un écrivain emblématique pour chaque pays sera lu à haute voix. En tout, huit heures de prose de la mer Méditerranée à la mer Noire. En Roumanie, le choix s’est porté sur Mircea Eliade et son œuvre Pe Strada Mantuleasa qui sera lue dans plusieurs facultés et instituts. Le soir, la musique prendra le relais avec un concert extraordinaire à l’Opéra national à 18h30, puis une parade de fanfares militaires réunissant des délégations venues de Bulgarie, de Chypre, d’Allemagne, d’Italie, de Lituanie et d’Espagne. Un concert de musique classique aura également lieu sur la place de l’université de 20 heures à 22 heures. Sans oublier le cinéma qui a lui aussi adopté la tonalité européenne avec la 11e édition du festival du film européen du 3 au 13 mai.
La culture roumaine dans l’Europe Dans ce contexte de fête européenne, le ministre de la Culture Adrian Iorgulescu a tenu hier matin une conférence de presse. L’occasion pour lui d’annoncer l’entrée du Palais Cantacuzino (calea Victoriei) au patrimoine européen de la culture : "Ce palais, qui abrite le musée George Enescu entrera le 9 mai dans la liste des monuments classés au patrimoine européen", a-t-il déclaré. C’est le 3e édifice ainsi promu en Roumanie, après l’Ateneul roman et la rue des héros à Targu Jiu. A ses côtés, le directeur général du patrimoine culturel national Mircea Angelescu a précisé que "les bâtiments inscrits au patrimoine ne sont pas choisis pour leur construction mais pour leur valeur spirituelle et leur signification européenne". Le palais Cantacuzino reste attaché au grand compositeur roumain George Enescu et à l’époque où Bucarest était surnommée "Le Petit Paris". Mircea Angelescu a ensuite expliqué le projet PROMOCULT 2007 : "Nous voulons promouvoir l’art contemporain roumain au sein de l’Union européenne à travers des opérations comme la nuit blanche des musées, avec une entrée gratuite pour tout le monde et des heures d’ouverture inhabituelles". Agathe Lamartine (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 9 mai 2007 |