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Qu’ils soient issus de la communauté cambodgienne de France et désireux via un stage de connaître leur pays d’origine, ou tout simplement jeunes en fin d’étude et souhaitant connaître une expérience de l’étranger, ils sont de plus en plus nombreux, une quarantaine chaque année, à tenter l’expérience au Cambodge. Le Petit Journal a rencontré certains d’entre eux et recueilli leurs impressions

Pierre Olivier Savoie en stage à Comin Khmere (Photo POS) "Le plus dur pour moi a été de faire accepter mon choix par mes parents, ils ne sont pas revenus au Cambodge depuis leur départ forcé il y a 20 ans" nous raconte Kephana, jeune franco-khmer venu effectuer un stage dans une agence de tourisme de Phnom Penh. "Pour eux, le Cambodge n’a pas changé depuis cette époque, pourtant une fois sur place je ne vois vraiment pas d’où ils tenaient leur inquiétude".
Pour ceux sans attache familiale avec le Cambodge, la situation est plus facile, même s’il faut aussi parfois convaincre les maîtres de stage que l’expérience sera suffisamment intéressante professionnellement pour la valider. "En venant ici l’année dernière, je dois avouer que je ne pensais pas trouver un niveau technique aussi élevé, mes collègues ingénieurs travaillent sur des technologies de pointe cela m’a surpris " se rappelle Cédric Gertgen, un jeune graphiste qui a effectué son stage au sein de la SSII KhmerDev. "Si la technologie et les connaissances sont là, en revanche le rythme de travail est moins intense, cela entraîne parfois des décalages, mais en fin de compte on arrive toujours à s’organiser avec le sourire", modère t-il.
Pour Mathieu Shivarez, qui a intégré une agence de graphisme, le premier défi a été plus prosaïque "S’il ne m'a pas fallu longtemps pour pouvoir aller d'un point à un autre. Par contre, mes premiers jours furent consacrés à l'étude de la circulation qui me paraissait très sportive'' nous confie-t-il. L’acclimatation peut paraître difficile au départ, néanmoins la présence d’une forte communauté française aide ''Nous nous sommes trouvés à plusieurs stagiaires dans le même hôtel, Rega, être regroupés, loin de notre pays, cela facilite les liens amicaux dés le départ. On s'entraide, on se donne des trucs et astuces, et on partage nos émotions et ressentis.'' explique Pierre-Olivier Savoie, qui vient d’effectuer un stage de 4 mois en télécommunication au sein de la société Comin Khmere.
Ces expériences pourraient-elle conduire certains à franchir le pas de l’expatriation ? C’est déjà le cas pour Cédric qui travaille depuis 6 mois en Indonésie sur l’île de Bali. "Le Cambodge reste néanmoins dans ma tête, j’ai des projets, l’avenir dira s’ils se réalisent" pour Pierre Olivier Savoie. Mais il lui reste à finir les études : "j’ai encore deux ans, comme j’ai encore une période de stage à effectuer, possible que l’on me revoit bientôt à Phnom Penh". Propos recueillis par Michel Belami (www.lepetitjournal.com Cambodge) jeudi 10 mai 2007 |