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A São Paulo, Nicolas Sarkozy a remporté 62% des suffrages exprimés, et 53,8% dans tout le Brésil. Des électeurs venus nombreux de différents horizons se sont côtoyés le temps d’un scrutin dans une ambiance détendue L’élection du nouveau Président de la République française a donné l’occasion à des centaines de Français de se croiser, et d’échanger le temps d’un vote, à l’autre bout du monde dont ils viennent. A São Paulo, Nicolas Sarkozy a remporté 62% des suffrages. Au premier tour, le candidat de l’UMP dominait les suivants avec 47% des voix, mais les 20% d’électeurs de François Bayrou, se sont répartis au deuxième tour entre l’UMP et le PS (26,2% au premier tour). Si São Paulo est très marqué en faveur de la droite, les résultats du Brésil dans son ensemble sont similaires à ceux de la France entière : 53,8% pour le nouveau président. En Amérique latine, les Français du Mexique du Chili ont eu un vote plus prononcé en faveur de Nicolas Sarkozy (56,5% et 59,6% respectivement). A l’inverse, l’Argentine et l’Uruguay ont élu Ségolène Royal présidente, avec 50,5% et 54,6% des voix. Aux 2 urnes, citoyens ! Un deuxième bureau de vote a été ouvert dans les locaux du consulat général de France avenida Paulista. Seuls les premiers arrivants ont connu 10 minutes d’attente, le reste de la journée était fluide. Pourtant, il y a eu 1401 votants, contre 1233 au premier tour. Le 21 avril, il n’y avait alors qu’un seul «bureau» et le temps d’attente des électeurs avait duré jusqu’à 2 heures. Le taux de participation, s’il est nettement en progression par rapport à 2002 (environ +40% de votants), reste très bas en comparaison à la moyenne nationale : seulement 35% des inscrits dans la circonscription de SP sont allés voter le 5 mai, soit 4 points de plus qu’au premier tour. Selon le Consul général de France, Jean-Marc Gravier (à gauche sur la photo), "le faible taux s’explique par la surface géographique de la circonscription de SP, qui recouvre 5 états". La création de bureau supplémentaire comme à Curitiba, ouvert pour la première fois lors de ces élections, ne rapporte que peu d’électeurs supplémentaires (seulement 145 votants au second tour). Au-delà des convictions, partisans de tous bords se sont côtoyés toute la journée dans une ambiance conviviale. Jean-Marc Gravier, s’est montré soulagé par les conditions de vote: "Le scrutin offre des moments privilégiés de contact avec la communauté française" a-t-il déclaré devant l’urne. Il salue au passage des étudiants venus de Campinas pour voter "et aller dans un bon restaurant". Des expatriés de longue date, venus "à l'aventure" donnent des conseils à de nouveaux arrivants. Paul, 27 ans, se présente à l’accueil. Il s’excuse de ne pas parler français. "Je suis Français par mon père, et Allemand par ma mère. J'ai toujours vécu au Brésil, et je ne suis jamais allé en France" explique-t-il. "C’est la première fois que je vote pour une élection française. Je trouve que c’est important d’exprimer son opinion quand on vous en donne le privilège." Vive le devoir citoyen ! LB – (www.lepetitjournal.com) 7 mai 2007 |