| Ecrit par Victor SOSA,
le 19-01-2005 15:39
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La ville de Kobe au Japon accueille depuis mardi la conférence des Nations Unies sur la prévention des catastrophes naturelles. Au programme : la création d’un système d’alerte global qui permettra de protéger les zones à risques
Jan Egeland, secrétaire adjoint de l´ONU aux affaires humanitaires, a ouvert la conférence. (Photo : AFP)Le sommet international sur la prévention des risques naturels, prévu depuis longtemps, ne pouvait pas mieux coller à l’actualité après la catastrophe du 26 décembre. Triste coïncidence et douloureuse commémoration, le sommet a également démarré au lendemain du dixième anniversaire du séisme qui avait fait 6.500 morts en janvier 95 à Kobe. Lors de son discours d’ouverture, le norvégien Jan Egeland, secrétaire général adjoint pour les affaires humanitaires à l’ONU, a lancé un appel pour qu’au moins « 10 % des sommes versées en faveur des opérations de secours d´urgence dans le monde soient consacrées à la prévention des désastres » . Puis, en hommage aux sinistrés, une minute de silence a été observée avant le lancement des débats. Créer un système d’alerte global Les 3.000 participants, responsables de gouvernements et experts, réfléchiront d’ici à vendredi à la mise en place d’un système d’alerte global, qui devrait être approuvé avant la clôture du sommet. Les débats déboucheront sur le déblocage de moyens censés minimiser les impacts des catastrophes naturelles dans les pays concernés. L’objectif est d’étendre à l’océan Indien ainsi qu’à toutes les zones à risques le système existant déjà dans le Pacifique. Les autorités japonaises ont d’ores et déjà prévu d’organiser des sessions de formation destinées aux pays touchés par le tsunami. « Il sera possible d´épargner de nombreuses vies lors des futurs tsunamis de l´océan Indien, si des mécanismes d´alerte sont rapidement développés dans la région », a déclaré Junichiro Koizumi, le Premier ministre nippon. Priorité sur les mégalopoles Le déroulement des actions approuvées par la conférence devrait s’effectuer sur ne période de dix ans. Selon les déclarations de Jan Egeland, ce nouveau type de dispositif doit surtout assurer la protection des agglomérations les plus pauvres d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, qui par manque d’infrastructures sont les plus susceptibles d’être anéanties. Si la situation des mégalopoles des pays en voie de développement est la plus critique, ces mêmes pays débloquent le moins de moyens pour la prévention, phénomène qu’a relevé le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU. La conférence de Kobe permettra au moins d’attirer l’attention des gouvernants, tous pays confondus, sur la nécessité de prendre des mesures qui sont loin d’être superflues. Julie Samit. (LPJ) 19 janvier 2005
Les appels à la solidarité continuent Certaines associations souffrent de l´appel lancé par MSF (Médecins Sans Frontières) à cesser les dons qui a créé une confusion auprès du public. Ainsi, l’ONG Douleurs sans Frontières (DSF) victime aussi de la proximité de nom, déplore de ne pas recevoir suffisamment de fonds pour intervenir durablement dans les pays sinistrés par le tsunami. En effet, si reconstruire des infrastructures va relativement vite, reconstruire des êtres, est plus difficile. Travaillant en collaboration avec le ministère des Affaires Etrangères et celui de la Santé et répertoriée sur la liste des partenaires agréés par l´OMS et l’ONU, DSF gère depuis 10 ans douleurs et souffrances dans les pays victimes de catastrophes naturelles. Pour l’heure, cette association se dit très préoccupée par l’état psychologique des enfants du Sri Lanka. (LPJ — 19 janv 2005) Le site de Douleurs sans Frontières
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