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BD - Bilal, l’art du futur proche |
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jeudi 10 mai 2007 |
Le dessinateur et scénariste de bande dessinée Enki Bilal est venu présenter son dernier album, Quatre? , à l’occasion de la 25e édition du Salon International de la bd de Barcelone. Cet artiste revient sur son style et sur la vision qu’il a de son travail.
Enki Bilal au Ficomic de Barcelone (Photo LPJ)
Enki Bilal dispose d’un univers bien à lui. Avec l’album Quatre?, qu’il est venu présnté lors du Ficomic de Barcelone, l’auteur clos la Tétralogie du Monstre, histoire du destin de trois orphelins nés en 1993 pendant la Guerre de Yougoslavie. Le sujet est d’actualité, mais l’action est située dans un univers futuriste. Cependant, Bilal refuse d’être catalogué comme un auteur de science-fiction. "La science-fiction telle que la faisait Jules Vernes n’est plus possible à l’heure actuelle", argumente-t-il. "Par exemple, la première greffe de visage en France ne nous a presque pas étonnés. Avec les progrès techniques, tout devient crédible, plus rien ne peut nous apparaître délirant". L’univers dans lequel l’auteur fait évoluer ses personnages n’est donc qu’une manière de se libérer de la réalité, de laisser courir son imagination. "Je ne souhaite pas présenter le monde de manière réaliste, les journalistes le font déjà".
Une expérience mitigée au cinéma Loin de se satisfaire des possibilités offertes par le dessin, Bilal s’est aussi essayé au cinéma. "Je suis de la génération de ceux qui ont découvert de nouveaux supports. C’est une opportunité passionnante, mais aussi très dure. Mon dernier film, Immortel, m’a laissé un sentiment mitigé. Il était censé reposer sur un exploit technique (le mélanges entre acteurs réels et personnages en image de synthèse) qui n’a pas eu lieu. Les limitations sont trop grandes". Bilal déplore aussi les contraintes financières imposées par l’industrie du cinéma, qui n’existent pas pour la bande dessinée. Sa préférence va donc à cette dernière : "la force de la bd, c’est qu’elle n’est pas industrialisée. Il n’y a pas besoin de beaucoup d’argent pour en faire, et elle développe de plus en plus de styles et de genres différents. En France, c’est le secteur de l’édition qui marche le mieux". Nicolas GRIMALDI. (www.lepetitjournal.com - Barcelone) jeudi 10 mai 2007.
Quatre?, d’Enki Bilal, édition Casterman, 2007 En Espagne : Cuatro ?, édition Norma Editorial, 2007
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