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Comment connaître la vie des hauts fonctionnaires et des nobles de la cour des Pharaons ? Les reportages faits par ces artistes du temps jadis, il est possible d'en savoir plus. Aujourd'hui, première partie : mastaba de vie quotidienne et sépulture familiale Sakkarah est un site archéologique situé à 18 km au Sud de Gizeh au bord de la falaise libyque dans le désert. Le plus ancien site historique en Egypte reste interminablement un témoignage de l’intelligence, la créativité et le savoir-faire de l’ancien égyptien, des critères qu’on constate en admirant les hauts reliefs et les peintures qui subsistent encore sur les murs de ces nombreux mastabas. Ces installations funéraires dont les égyptologues ont préféré donner ce nom de Mastabas (banquettes rectangulaires qui existent devant les maisons des paysans) sont disséminées sur une distance d'environ 8 km de longueur…
Ce qui caractérise la série de mastabas ce sont les fabuleux bas-reliefs : scènes de la vie quotidienne qui exprime dans ces tombeaux de nobles de l’ancien empire (2650-2300 av. J.C.), Le déroulement des multiples aspects de la vie dans ses différents domaines : la fabrication, l’agriculture, la chasse, la pêche, le commerce, le sport, de même leur culture et divertissement.
On reste plus impressioné devant le nombre illimité de détails dessinés et peints de couleurs naturelles sur les parois des tombes, notamment dans les représentations humaines avec leurs parures et ornements, des animaux décorés et de la végétation. En contemplant les parois, on a le sentiment d’être devant une fenêtre magique qui permet de contempler des véritables scènes de cette vie ancienne. L'architecte, sage et écrivain, Imhotep figure parmi l'un des premiers grands noms de l'histoire de l'humanité. Memphis, capitale du royaume, remplaça Abydos et exerce un pouvoir fort et centralisé sur les nomes ou provinces dirigées par des monarques dépendant du pharaon.
Sépulture Familiale À l'inverse des tombeaux royaux, les mastabas des nobles de l’ancien empire sont des tombeaux familiaux destinés à être la demeure définitive, ou préférablement la ‘’maison d’éternité’’ comme l’appelait l’ancien égyptien, de plusieurs membres d’une même famille. Une résidence dans laquelle les âmes des défunts, membres de cette famille, demeurent éternellement dans ces tombeaux qui dépassaient certainement de richesse et de vigueur leur résidence de vie.
Selon la fortune et les responsabilités de chacun de ces dignitaires de hauts nivaux de l’ancien empire, généralement proche du souverain : vizir, prêtre, médecin…., il entreprend les travaux de construction et décoration d'un mastaba près de la pyramide royal. Cet édifice servira pour lui ainsi que pour d’autres membres de sa famille : l’épouse, les enfants, le frère…., comme une demeure éternelle pour leurs âmes et un endroit paisible pour leurs momies.
L’ancien égyptien croyait qu'une autre vie débutait après la mort, et, pour y parvenir, il fallait éviter la déchéance du corps. Si cela arrivait, l'âme ne trouverait pas abri et errerait en produisant du mal. De cette croyance surgira les traditions de construire de telles sépultures et d'embaumer les morts. Le mastaba, de dernière demeure du défunt, devient un logement ou chaque pièce est affectée aux différents membres de la famille. Elle est une représentation d'un univers où le rythme des saisons est inscrit sur les murs décorés de scènes de pêche, de chasse ou d' agriculture, de domestiques et de paysans au service du défunt, lui assurant service et nourriture dans l'Au-delà. Lama Ahmed. (www.lepetitjournal.com) 4 mai 2007 |