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RENCONTRE - Basescu et "son" référendum |
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jeudi 03 mai 2007 |
“Êtes-vous d’accord avec la destitution du président Traian Basescu ?”… C’est à cette question que les Roumains devront répondre lors d’un référendum le 19 mai prochain. Avant de partir en campagne, Traian Basescu a tenu à recevoir l’Association de la presse étrangère en Roumanie (FPAR) pour s’expliquer et affirmer sa confiance en son électorat
Le président Traian Basescu hier dans l'après-midi au restaurant Casa Dante attablé avec les correspondants de la presse étrangères (photo: lepetitjournal.com).
“Le 19 mai, ils vont perdre”, assure le président Traian Basescu en parlant des 322 parlementaires qui ont voté pour sa destitution mi-avril. Très détendu et confiant, il explique que le Parlement l’a suspendu parce qu’il a condamné les crimes du communisme, ouvert les dossiers de la Securitate (ancienne police politique), voulu mettre un terme à l’influence des politiques sur la justice, et enfin donné une plus grande liberté aux procureurs dans les affaires de corruption impliquant de hauts responsables politiques. “J’ai toujours refusé de négocier” soutient-il, s’affirmant comme le garant des principes démocratiques trop souvent mis à mal par l’ensemble de la classe politique qui, selon lui, “doit être renouvelée”.
"Les oligarques se sont maintenus" “Je ne peux pas être politiquement responsable devant le Parlement, seuls les électeurs peuvent appliquer des sanctions contre moi”, explique-t-il rappelant que la Cour constitutionnelle a indiqué qu’il n’avait à aucun moment enfreint la Constitution du pays. L’un des correspondants de la presse étrangère lui demande alors ce qu’il a fait de si mal pour que le Parlement le destitue… “Je n’ai jamais voulu faire partie du système, répond Traian Basescu, un système créé pendant la transition au sein duquel un grand nombre de politiques est toujours sous l’influence des sphères économiques (…) Les oligarques se sont maintenus”. “Tous veulent la tranquilité, ironise-t-il, de Mircea Geoana (leader du Parti social démocrate, ndlr) à Dinu Patriciu (patron de Rompetrol, ndlr) en passant par le Premier ministre Calin Tariceanu”, sous-entendant qu’ils préfèrent que rien ne change et que la corruption perdure. Selon lui, “les Roumains veulent un Etat moderne avec des institutions efficaces (…) Les résultats du référendum du 19 mai vont surprendre, il y aura un vote massif car les Roumains sont beaucoup plus intelligents que veulent le croire les politiciens”. Et après le réfèrendum, Traian Basescu assure que “les partis anti-présidentiels seront en chûte libre”. Et s’il perdait ?... “Je rentrerai chez moi”, conclut-il le sourire aux lèvres. L.C. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 3 mai 2007
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