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Le ras-le-bol des bédouins du Sinaï Sit-in aux frontières egypto-israéliennes, pourparlers, les tribus du Sinaï ont affiché haut et fort leur ras-le-bol. Conversions en justice Autre affaire, non moins épineuse, a été celle du verdict du tribunal administratif refusant d’obliger le ministère de l’intérieur de changer la religion sur les cartes d’identité de 70 personnes à l’origine coptes mais converties à l’islam et désirant reprendre leur religion d’origine.
Le ras-le-bol des bédouins du Sinaï Sit-in aux frontières egypto-israéliennes, pourparlers, les tribus du Sinaï ont affiché haut et fort leur ras-le-bol. Tout a commencé par la mort de deux bédouins de la tribu des Ménaya suite à une poursuite avec la police qui menait des opérations de ratissage dans la région et qui a tenté d’arrêter leur véhicule sans plaque d’immatriculation à un barrage. Trois mille bédouins se sont alors rassemblés aux frontières le 26 avril tentant de passer à travers les barbelés qui séparent l’Egypte d’Israël. "Les bédouins se plaignent des agressions des forces de l’ordre et des incursions dans leurs maisons et les arrestations, même des femmes, sans compter celles de leurs fils, sans jugement ou inculpation" note le quotidien Al Masri Al yom. L’un des chefs de tribus a, quand même, tenu a noté que "les bédouins n’ont aucune intention de recourir à Israël. Tout ce que les gens veulent c’est de se sentir en sécurité". C’est la plus grande manifestation de colère depuis les explosions de Taba où les bédouins ont fait l’objet de vastes opérations de ratissage qu’ils ont qualifié de châtiment collectif. La presse notamment partisane et indépendante a été unanime pour juger sévèrement les autorités et le rapport de l’Etat à cette partie du pays. Le journal Al Wafd organe du parti néo-libéral du Wafd a écrit que "cette crise a démontré à quel point le bédouin se sent étranger dans son propre pays comme s’il était un citoyen de deuxième catégorie". Et un chef de tribu de déclarer 'pendant des années les bédouins du Sinaï ont été privé d’accéder aux facultés de police ou aux académies militaires. Il s’étaient donc plaints au Président Sadate mais les postes de commandement leur sont toujours inaccessibles". Un éditorialiste d’Al Masri Al yom commente que traiter le dossier des bédouins d’un point de vue strictement sécuritaire a été une erreur transmise de gouvernement en gouvernement. 'Le gouvernement est en train d’en payer le prix'. Après de durs pourparlers, les bédouins ont décidé de suspendre leur sit-in et ont donné aux autorités 60 jours pour satisfaire leurs demandes. L’affaire est loin d’être close.
Conversions en justice Une autre affaire, non moins épineuse, a été celle du verdict du tribunal administratif refusant d’obliger le ministère de l’Intérieur de changer la religion sur les cartes d’identité de 70 personnes à l’origine coptes mais converties à l’islam et désirant reprendre leur religion d’origine. "L’affaire est délicate et très compliquée" commente l’éditorialiste Magdi Mehena dans al Masri Al Yom sans trop se mouiller, mais il avance que la liberté de culte ne peut être absolue et doit être régie par des règles pour éviter à certaines personnes de "faire le va et vient entre les religions". A cela est venu, et dans le même registre, se greffer l’affaire de Wafa Costantine. La conversion de cette femme copte à l’islam avait soulevé un tollé il y a trois ans au point où les autorités l’ont remise à l’église et puis, silence complet. Or le verdict émis dernièrement par un tribunal administratif du Caire refusant la plainte déposée par le cheikh Youssef Al Badri contre le ministre de l'Intérieur et le Pape Chenouda III où il demande le retour de Wafaa à l’Islam ( en se basant sur le fait que la conversion d’un musulman relève de l’aposta) remet le feu aux poudres. Le tribunal administratif a donc refusé la demande du cheikh d’appeler à la barre Wafaa Costantine pour déclarer quelle religion elle adoptait car selon lui l’église l’a obligé à reprendre sa religion d’origine. Le prêtre Morqos Aziz a déclaré, quant à lui, suite au verdict, sur les colonnes de l’hebdomadaire Saout Al Oumma "tout ce qui s’est passé il y a trois ans a été une tempête appelée à se calmer et le procureur général avait déclaré à l’époque que Wafaa ne s’était pas convertie à l’islam et c’est ce qui explique ce verdict aujourd’hui. Verdict qui évite de tomber dans une nouvelle spirale de luttes confessionnelles". Najet Belhatem. (www.lepetitjournal.com) 2 mai 2007 |