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Ayrton Senna est mort, le 1er mai 1994 sur le circuit d’Imola, laissant inconsolables des millions de fans à travers le monde. Le Brésil perd son héros national, l’enfant surdoué de la conduite, 3 fois champion du monde, décédé au sommet de sa carrière. Un mythe est né. A l’âge de 34 ans le Carioca Ayrton Senna da Silva est l’enfant chéri de son pays. Le coureur automobile est déjà 3 fois champion du monde, il a connu 41 victoires en Formule 1, 65 pole positions. On lui connait quelques petites amies – dont Adriane Galisteu, et surtout une famille, des amis, des joies simples. Concentration et détermination sont les maitres mots qui le caractérisent. Alors qu’il roule sur le circuit d’Imola à San Marino en Italie, il aborde le virage Tamburello dans le 7ème tour, son véhicule quitte sa trajectoire de la piste et percute le mur. L’espace de quelques instants, les millions de téléspectateurs retiennent leur souffle tandis que la Formule 1 accidentée déferle sur des dizaines de mètres. L’impact a eu lieu à 216km/h. Il est 14h12. La survie du pilote parait improbable. En quelques instants, la course est arrêtée, la piste dégagée, et un hélicoptère s’est posé à côté de la carcasse. Les caméras du monde entier présentes sur le circuit suivent le vol de l’appareil qui transporte l’idole. 32 minutes après le choc, au service de réanimation de l’hôpital de Bologne, son pouls bat encore faiblement, mais l’activité cérébrale enregistrée est nulle. Sa mort «légale» n’est qu’une question d’heures. L’homme est mort, le mythe est né. Trois jours plus tard, un avion de la Varig ramène son corps à São Paulo.
Un enterrement de chef d’état Rapatrié le jeudi matin, la dépouille de Senna reçoit tous les honneurs. Le cortège de 30km était suivi par un million de personnes. 200.000 personnes sur une file de 8km lui rendent un dernier hommage sur le cercueil couvert du drapeau brésilien. L’émotion est à son comble. «L’Angleterre avait Lady Di, nous avions Ayrton Senna» raconte Graça qui se souvient des milliers et des milliers de personnes dans São Paulo le jour de l’enterrement, «pleurant toutes les larmes de leur corps». La veillée dure jusqu’à vendredi et Itamar Franco, président de l’époque, vient rendre hommage au coureur défunt. Le corps de Senna voyage jusqu’à sa dernière demeure, le cimetière de Morumbi. Alors que son cercueil est mis en terre, une escadrille de l’aviation dessine le S de Senna entouré d'un cœur dans un nuage de fumée dans le ciel. 13 ans après sa mort la cour suprême italienne a rendu son verdict sur l’accident : Patrick Head, directeur technique de l’écurie Williams à l’époque est jugé coupable d’homicide involontaire. La cause de l’accident a été la rupture de la barre de direction, due à une modification mal planifiée et exécutée. Selon la sentence, «ce qui est arrivé était prévisible et évitable, mais compte tenu de la prescription sur le crime, la peine ne sera pas exécutée». LB (www.lepetitjournal.com) 2 mai 2007 |