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Les évènements qui ont fait trembler la bourse de Madrid la semaine dernière ont laissé croire à un éclatement imminent de la bulle immobilière. Paranoïa ou peur justifiée, toujours est-il que le danger plane sur les têtes du secteur après dix années de croissance exceptionnelle Depuis 10 ans l'Espagne mise sur le secteur immobilier qui alimente 18% du PIB
Alors que la presse étrangère titre sur une catastrophe imminente, dixit le Figaro "Du miracle au mirage pour la péninsule ibérique" ou le Financial Times qui annonce que "tous les signes d’une bulle sur le point d’éclater" sont là, de ce côté des Pyrénées on tempère. L’éclatement de la bulle immobilière ne serait pas pour demain, "il n’y a pas de raison d’être alarmiste" selon El Economista. Le Gouvernement, la Banque d’Espagne de même que les analystes, ne voient dans les derniers évènements qu’"un fait isolé", une simple "réajustement des valeurs". En début de semaine dernière, le promoteur immobilier Astroc a vu chuter ses actions, suivi par plusieurs groupes espagnols d'immobilier et de BTP et certaines banques. En quelques jours, son titre a perdu plus de 60 %. L’effet château de cartes a semé un vent de panique sur les secteurs concernés, peu à peu apaisé par les déclarations des experts et des acteurs politiques qui promettent toujours un "atterrissage en douceur". Preuve en est selon eux le ralentissement de la flambée des prix : en 2006 l’Espagne a connu une hausse beaucoup plus faible que les années précédentes (9,1%).
Le calme avant la tempête ? Pourtant, on craint de plus en plus une chute libre du marché après dix ans de croissance extraordinaire. Depuis 1997, la valeur du prix au mètre carré a augmenté de plus de 135% ; une progression comme un pied de nez, qui fait craindre un revers de médaille sous peu. L’année dernière, pas moins de 800.000 permis de construire auraient été signés selon le Figaro, "soit autant que l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne réunies". Si les transactions immobilières ont diminué, l’endettement des ménages espagnols continue de progresser (+18,5%) et constitue entre 85 et 90% du PIB. Aujourd’hui, la situation semble s’être stabilisée et le calme revient sur la bourse de Madrid. Mais les experts n’excluent pas des nouveaux remous dans les mois à venir. L.D (www.lepetitjournal.com) - Lundi 30 avril 2007
Lire aussi : La Tribune - Secousse sur les valeurs immobilières à la Bourse de Madrid Les Echos - les valeurs de l'immobilier espagnol chahutées à la bourse de Madrid Le Figaro - Du miracle au mirage pour la péninsule ibérique
Pour aller plus loin : Etude économique de l’Espagne, 2007 par l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) |