| Ecrit par ROME,
le 02-05-2007 00:00
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Entre tradition et modernisme, l’association l’Union-français de Rome et du Latium propose à ses membres des événements de prestige et des opérations de bienfaisance. François Mazaud, son président, dresse le bilan des activités proposées. Comment est née l’association ? L’association n’est pas récente puisque sa date de création remonte au 11 juin 1923. Nous avons été créés comme Société Française de bienfaisance. A l’époque, le consulat ne disposait pas de fonds pour les français dans le besoin. Par la suite quand l’association a repris ses activités en 53, un nouvel objectif a été fixé : faciliter les relations entre les communautés françaises et italiennes. François Mazaud, président de l'Union-Français de Rome et du Latium (photo Catherine Martin) Quelles sont vos principales activités ? Nous avons des activités gratuites ou à faibles coûts comme des pique-niques, des débats, des rallyes, la galette des rois. Nous proposons également des opérations de prestige comme le dernier bal masqué qui a eu lieu au Palais Farnèse le 10 février dernier ou l’organisation de repas gastronomiques. Nous faisons alors venir un chef français qui nous concocte un repas servi dans un grand hôtel romain, le Hassler. Nous organisons aussi des actions grand public comme la fête du 14 juillet sur la place Farnèse avec concours de pétanque et bal populaire. Par le passé, nous avons également proposé des semaines sur les régions pour faire découvrir des spécificités françaises. En gros, ce sont une à deux activités par mois auxquelles nos adhérents peuvent participer. Nous éditons également chaque mois la revue Forum. Sur l’année, cela représente dix numéros et une centaine d’articles. Enfin, pour nous donner une plus grande ouverture sur l’extérieur, nous avons créé un site internet. Vous dites avoir un aspect bienfaisance, quelles actions menez-vous dans ce sens ? Nous organisons chaque année, depuis 14 ans, l’opération « Coup de cœur » en décembre. L’objectif est de récolter des jouets que nous donnons ensuite aux hôpitaux, à San Egidio ou à Caritas, selon l’association que nous avons choisie d’aider. Le bal, depuis deux ans, a également pour but de récolter des fonds. Cette année, 5.000 euros ont été offerts à l’association 'Roberto Worth funds' pour les enfants sourds et muets. Il y a deux ans, nous avions organisé un repas à l’ambassade avec le soutien de l’ambassadeur et de sa femme pour la fondation Peter Pan. Grâce à cette soirée, nous avons pu récolter des fonds pour financer l’aménagement de deux studios pour parents d’enfants hospitalisés dans le Trastevere. Enfin, une partie des cotisations reçues servent à aider les groupes de jeunes français comme les scouts et les guides. Notre activité de bienfaisance passe donc par une aide aux associations. En plus de 80 ans, l’association a évolué avec ses membres. Quels sont les plus gros changements que vous avez pu constater depuis que vous êtes président ? Aujourd’hui, nos membres souhaitent participer à des activités sortant de l’ordinaire. Il est plus difficile de susciter leur intérêt et de les fidéliser qu’auparavant car Rome a changé et offre maintenant un grand nombre d’activités culturelles. C’est pourquoi nous avons créé, par exemple, un partenariat avec l’association Inventer Rome. Cela nous permet de proposer mensuellement une visite hors des sentiers battus Nous ouvrons également ponctuellement nos activités à d’autres associations. Le succès du bal en février est notamment dû à la présence importante d’associations américaines, canadiennes, italiennes ou françaises qui nous a permis de vendre 700 billets. Pour Pâques, la chasse aux œufs organisée à la Trinité des Monts était également ouverte aux non-membres, ce qui nous a permis de réunir 120 personnes, pour le plus grand plaisir des enfants et parents. Propos recueillis par Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) mercredi 2 mai 2007 Pour plus d’informations : www.francaisderome.com
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