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Ce soir, le salon international du vin accueille le public pour la dernière de trois soirées. Au programme, des dégustations de crus du monde entier. Comment évolue le marché et les goûts brésiliens ? Comment se positionnent les vins français dans le nouveau monde ? Enquête sur le comptoir.
Un peu de fraicheur sur un salon un rien bouillant
Le salon Expovinis se tient pour la 11ème édition à São Paulo du 24 au 26 avril, au pavillon de la Biennale du parc d’Ibirapuera. Réservé aux professionnels dans la journée, l’exposition ouvre ses portes au public (âgé de plus de 18 ans), de 19h à 22h. Avec une entrée payante à 40R$, les visiteurs pourront peuvent déguster aux différents stands des producteurs et importateurs. Expovinis est l’événement œnologique le plus important d’Amérique latine. Le salon connait un succès grandissant : 14.000 visiteurs se sont déplacés en 2006, soit 30% de plus que l’année précédente. Cela traduit l’engouement récent des Brésiliens pour le vin : en volume comme en valeur, le marché du vin connait une progression de l’ordre de 30% par an. C’est d’abord le vin national qui est consommé. Dans le Rio grande do Sul par exemple, les surfaces viticoles ont progressé de 50% dans les 10 dernières années. Partout, les prix des terrains augmentent. Les «terroirs» se multiplient et atteignent des régions aux climats improbables, telles que Vale do rio São Francisco, dans le Nordeste ! (Bleu), blanc, rouge Au Brésil, les vins français font partie des 5 plus gros importateurs, derrière les vins Argentins (avantagé au niveau des taxes), Chiliens, et au coude à coude avec les vins Italiens et Portugais. Mais en matière d’œnologie, la France reste la référence absolue. «Quand on est Français sur ce marché», raconte Hugo Belloc (photo), importateur des vins Jean Bousquet produits en Argentine, «on est crédité automatiquement d’une certaine culture sur le vin.» Avec la progression du marché, les consommateurs cherchent à éduquer leur palais et tentent des saveurs plus diversifiées. En témoignent les caves à vin de luxe qui fleurissent dans les quartiers chics. «Dans les deux dernières années, le tout São Paulo a pris des cours d’œnologie dans une cave à vin». Naguère, les consommateurs recherchaient des cépages «un merlot», «un chardonnay», «un cabernet sauvignon», la variété de la vigne explique clairement les différences de goûts. La segmentation par appellations des vins français est très compliquée à appréhender et les assemblages jettent le doute sur le contenu exact de la bouteille. Mais ces mélanges sont de plus en plus imités dans le nouveau monde. A l’inverse, le critère de prix reste décisif : «Je constate malheureusement que la France exporte beaucoup de vin à très bas prix. Malgré les taxes d’importations élevées, on peut trouver des vins français moins chers que les brésiliens…» L’heure n’est pas encore venue de renoncer à la caïpirinha : en grimpant à l’étage au-dessus de l’exposition, vous atteindrez le salon Brasil Cachaça 2007 ! LB (www.lepetitjournal.com) 26 avril 2007
De 19h à 22h. Pavillon 3 de la Biennale – Parc d’Ibirapuera Entrée avec verre de dégustation 40R$. Dégustation avec participation supplémentaire à réserver au 3141.9444 (places limitées): - 20H30 - Grands vins du Portugal - 21 h - Vins d’Australie et de Nouvelle Zélande |