| Ecrit par BUDAPEST,
le 26-04-2007 00:00
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Au-delà de sa programmation variée et de ses vertus promotionnelles pour le cinéma hexagonal, le Festival du Film Français de Budapest était l'occasion pour bons nombres de sponsors, dont Citroën, de donner dans la relation publique de luxe
Buffet de luxe pour l'inauguration du festival (photo L. Miege)
Chose étonnante, le Festival du Film Français, qui se déroulait à Budapest et dans quelques autres villes hongroises, du 19 au 22 avril, a vu ses dates correspondre à celles du Festival Titanic. La programmation des deux manifestations n'était certes pas identique et le public attendu sans doute différent, mais il reste tout de même regrettable que deux évènements si proches ne puissent pas trouver un meilleur compromis dans leur calendrier. Pour sa 11e édition, le festival proposait donc, une sélection de huit films français pour le moins différents les uns des autres, puisque se côtoyaient notamment "La Science des rêves" de Michel Gondry, "Le Héros de la famille" de Thierry Klifa (voir interview) ou "Mes Copines" de Sylvie Ayme. Il ne s'agit là ni d'une compétition ni d'une manifestation destinée aux Français vivant en Hongrie mais d'un avant goût des films français dont la sortie est prévue en Hongrie pour l'année 2007. Chaque film acheté par les distributeurs hongrois a donc été diffusé en avant-première nationale devant un public qui aura pu découvrir une certaine diversité du cinéma français. Au final, un festival intéressant bien qu'un peu plus proche de la promotion commerciale que de l'évènement culturel original. Rien à redire en tous cas, ou presque, sur la soirée d'inauguration de la manifestation.
Une réception inaugurale de grande classe L'aspect le plus "intéressant" du festival était sans aucun doute la soirée d'ouverture, organisée le 19 avril, dans le superbe " Iparmüveszeti Muzeum ". Après la projection, au cinéma Corvin, du film "La Doublure" de Francis Veber, il suffisait de faire quelques mètres pour se retrouver dans ce temple des arts décoratifs, reconverti pour l'occasion en salle des fêtes de luxe. Et là, impossible d'échapper à la marque Citroën, parrain officiel du festival depuis 10 ans et co-organisateur de la soirée. Voitures "dernier modèle" en exposition dès l'entrée, bandeaux publicitaires, hôtesses, l'endroit sentait plus le salon de l'automobile que la réunion de cinéphiles. Jean-Marie Walch, directeur général de la marque pour la Hongrie a gratifié l'assistance d'un discours auto-promotionnel somme toute classique, égayé par un jeu de mots sur l'impossibilité pour une voiture Citroën de se faire "doubler" (faisant ainsi subtilement allusion au film de la soirée). La fin de l'allocution a ensuite permis au parterre d'invités, visiblement affamés mais qui jusque là se retenaient très poliment, de se diriger sur les appétissants et copieux buffets, enfin à leur merci. Costumes trois pièces et robes de soirées ont ainsi, pendant quelques heures, slalomé élégamment, une assiette dans une main et un verre de champagne dans l'autre, entre les photographes people et les pique-assiettes de tout acabit. Difficile, au sortir d'une telle réception, de ne pas se demander qui, du film ou du buffet, aura constitué l'élément le plus attractif de cette élégante soirée… L. MIEGE (www.lepetitjournal.com - Budapest) jeudi 26 avril 2007
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