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Les principaux quotidiens ont consacré plusieurs pages aux élections françaises. L’intérêt pour cette campagne est lié à la personnalité des deux candidats au 2nd tour et au rôle d’arbitre que tiendra François Bayrou. Le centre-gauche italien, en pleine reconstitution, observe avec attention ses cousins transalpins
Lundi 23 avril, les résultats des élections présidentielles en France ont fait la une des principaux journaux italiens. Le Corriere della Sera et La Repubblica lui ont consacré chacun six pages. Cet engouement est probablement lié à la personnalité de Nicolas Sarkozy et au fait qu’une femme puisse devenir présidente. On peut ainsi lire différents portraits des candidats au 2nd tour. Interviewé par le Corriere, le philosophe André Glucksmann estime que Nicolas Sarkozy "a rénové la politique et qu’il a gagné avec style". La Repubblica, pour qui ce résultat "marque la fin du cauchemar pour la gauche", consacre un large espace à "l’effet Royal". A gauche comme à droite, cela pose la question des femmes en politique, et suscite nombre de commentaires de la part des responsables italiennes. "Je voterais Sarkozy, mais je suis contente que Ségolène soit arrivée jusque-là", dit Daniela Santanché de Allianza nazionale. Pour la ministre Giovanna Melandri : "En Italie, comme en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, il est maintenant temps pour un leadership au féminin". Dans L’Unità, Gianni Marsilli a titré son édito "Le courage d’une femme". La Stampa et L’Unità s’intéressent au vote des Français de Rome, qui ont préféré Ségolène Royal.
La surprise Bayrou Alors que Romano Prodi tente de créer un grand Parti démocrate, la classe politique observe avec attention le phénomène Bayrou. Celui-ci s’affirme comme "la vraie nouveauté de cette campagne" pour Il Giornale, la "vraie surprise" pour La Stampa. Le quotidien turinois met en évidence les divisions du Parti démocrate en création. Les principaux quotidiens commentent le rôle d’arbitre de François Bayrou. Dans le Corriere, Giuliano Amato, ministre de l’intérieur, appelle Ségolène à s’allier avec le centre. Le Corriere met aussi en évidence l’importance des législatives de juin, qualifiées de 3e tour. Plus étonnant, il évoque une carte secrète du "favori" : une femme premier ministre pour contrer Ségo. Il s’agirait d’Anne Lauvergeon, PDG d’Areva. CG et NR. (www.lepetitjournal.com - Milan) mardi 24 avril 2007
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