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Berlin vote traditionnellement à gauche. Cette élection n’a pas failli à la tradition. Les Français de Berlin se sont massivement prononcés pour la candidate socialiste, qui recueille près de 48% des voix, suivie de loin par François Bayrou et Nicolas Sarkozy 
Ségolène Royal est arrivée en tête à Berlin. Ici lors de sa visite dans la capitale allemande le 5 mars dernier (photo. T. D.) Il se sont déplacés nombreux à Berlin ce dimanche, malgré le soleil et la température douce. Les Français de Berlin n’ont de toute évidence pas voulu revivre le choc du 21 avril 2002. 9.382 personnes s’étaient inscrites sur les listes électorales, contre 4.086 en 2002. Un vrai mouvement citoyen, qui s’est concrétisé hier avec une participation de plus de 40% contre 43% en 2002. Ce sont en fait les inscrits aux trois premiers bureaux de vote de Berlin qui se sont massivement déplacés (49,4%), le bureau de Schleswig-Holstein-Brême (rattaché à Berlin) recueillant traditionnellement des taux de participation plus faibles, essentiellement à cause de l’étendue de la circonscription. C’est surtout le résultat du vote qui porte la marque du 21 avril 2002 où l’on avait accusé la dispersion des voix de gauche d’avoir provoqué la déroute de Lionel Jospin. Les électeurs de gauche, majoritaires parmi les Français de Berlin, se sont prononcés massivement pour Ségolène Royal, qui recueille près de 48% des voix, laissant les candidats de l'extrême gauche au plus bas: 1,8% pour Olivier Besancenot, 0,8% pour Marie-Georges Buffet, 1,8% pour José Bové, 0,5% pour Arlette Laguiller. Les autres petits candidats recueillent quant à eux des scores très médiocres 0,07% pour Frédéric Nihous, 0,6% pour Philippe de Villiers, 0,15% pour Gérard Schivardi. Jean-Marie Le Pen est ramené à 1,6% des voix. Berlin, ville de gauche Les Français de Berlin ont donc voté utile dès le premier tour. Si près de la moitié d’entre eux se prononce pour Ségolène Royal, François Bayrou arrive en seconde position, avec près d’un quart des voix (24,9%). Parmi les grands candidats, c’est Nicolas Sarkozy qui recueille le moindre score avec un peu plus de 16% des suffrages exprimés (16,1%). À noter, le score honorable de Dominique Voynet par rapport à la moyenne nationale, qui avec 2,6% profite sans doute des fruits d’une conscience écologique très développée en Allemagne. Au PS, on dit "ne pas être étonné du résultat étant donné les résultats des précédents scrutins". Lionel Jospin était en effet arrivé en tête au premier tour en 2002. Côté UMP, on se désole en rappelant que "Berlin est depuis 6 ou 7 ans la ville au monde où les Français de l’étranger votent le plus à gauche". Si la candidature Bayrou semble avoir suscité un engouement certain, le score attendu à Berlin au soir du 6 mai ne fait guère de doute. Pour autant, parmi les électeurs Français de la capitale allemande, l’inquiétude est grande quant à la suite de la campagne. C.B. (www.lepetitjournal.com - Berlin) lundi 23 avril 2007 |