|
ÉVÉNEMENT - Bucarest et le village mondial |
|
|
|
mercredi 18 avril 2007 |
Dans une ambiance festive, la place de l’université a accueilli lundi un grand événement international : le village mondial. Plus de 40 pays s’étaient donné rendez-vous pour présenter leur culture, leur langue et leurs danses traditionnelles
Chocolat et fromage sur le stand suisse, anglais en kilt, percussions traditionnelles du côté de la Corée du sud. L’espace devant le théâtre national s'est transformé, lundi, en tableau vivant de la diversité des cultures. Les 2000 visiteurs attendus ont pu déguster des plats typiques, se documenter et prendre des photos folkloriques. Ce festival des cultures était organisé par l’AIESEC, la plus grande organisation internationale de jeunes, qui compte 20.000 étudiants. "Cette plateforme internationale a été créée il y a 60 ans pour former un réseau entre les étudiants, leur offrir des opportunités de stage à l’étranger et des conférences de formation sur le développement personnel", explique David Pires, le responsable des ressources humaines de la section française. Son investissement sans limite dans l’association lui a permis de se déplacer dans 20 pays en l’espace de trois ans. Sa foi dans les étudiants est, elle aussi, sans limite : "Les jeunes d’aujourd’hui sont les acteurs de demain. L’AIESEC leur donne une conscience collective et l’opportunité de montrer qu’ils sont assez responsables pour faire aboutir des projets internationaux."
Six heures de spectacle continu A côté du stand, Daniel Pieplu écoute attentivement la conversation. Ce Roumain ancien chauffeur routier de 60 ans, désormais à la retraite, est venu chercher des informations pour son prochain voyage en Scandinavie. "Lorsque j’habitais à Fontainebleau, j’avais organisé un petit village mondial avec une quarantaine de nationalités, une sorte de club des gens venus d’ailleurs. J’aime cette ambiance culturelle internationale", confie-t-il. Pendant ce temps-là, les six heures de spectacle en continu se poursuivent sur la scène. Des musiciens chiliens succèdent à un danseur autrichien. Des représentants du Venezuela, de Malaisie, d’Inde ou encore des Etats-Unis ont fait spécialement le déplacement en Roumanie. Venue de Timisoara, Dana se dit "ravie de pouvoir rencontrer autant de nationalités et d’établir des contacts. Si je voyage, je peux trouver un peu partout des amis rencontrés lors d’une conférence internationale comme celle-ci. C’est extraordinaire". Texte et Photos : Marianne Rigaux. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 18 avril 2007
|