| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 12-06-2005 23:01
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Biarritz a remporté samedi contre le Stade Français, encore battu au terme d’une finale folle (37-34 ap), le quatrième bouclier de Brennus de son histoire. L’épilogue d’une saison magnifique pour le rugby français
Dimitri Yachvili et Biarritz ont devancé d’une courte tête les joueurs du Stade Français (photo AFP)
Biarritz tient sa revanche ! Battus il y a deux mois en demi-finale de la coupe d’Europe par le Stade Français, les Basques ont inversé la tendance au terme d’un combat homérique samedi lors de la finale du championnat de France. Ce match de seigneurs a été marqué par un incroyable duel à distance entre les deux buteurs : Yachvilli (neuf pénalités, une transformation) pour Biarritz et Skrela (huit pénalités, une transformation) pour Paris.
Et, si le jeu n’a jamais atteint des sommets, l’engagement et le suspense ont largement compensé. Parti sur les chapeaux de roue (16-6, 23e) dans un match qui sentait le souffre, le BO vit pourtant Paris fondre sur lui avant la pause (19-19). Mais on n’avait encore rien vu, car la suite allait se révéler à haut risque pour les cardiaques. A elle seule, l’évolution du score témoigne de l’intensité de cette partie d’échecs. Il a fallu avoir recours aux prolongations pour départager les deux équipes.
Dans le temps supplémentaire, c’est finalement Biarritz qui tirait le dernier les marrons du feu, grâce à une ultime pénalité de Yachvili, nouveau capitaine du groupe France qui s’envole ce matin pour l’Afrique du Sud.
La victoire des Galactiques
Pour Biarritz, cette consécration est l’aboutissement de sacrifices financiers très importants. A telle enseigne qu’avec son effectif et son recrutement (Traille, Harinordoquy, etc), le BO se fit appeler en début de saison les « Galactiques » du rugby, en comparaison au grand Real de Madrid. Samedi, l’investissement a été justifié.
Quant à Paris, double champion en titre sortant, il laisse filer une seconde finale en trois semaines, après son échec en coupe d’Europe face à Toulouse. C’est même la première fois que le Stade Français échoue au Stade de France après ses sacres en 1998, 2000, 2003 et 2004. « C’est terrible », pouvait se morfondre Galthié, l’entraîneur, très touché. On a beaucoup appris, on reviendra plus fort ».
Plus fort, à l’image de tout le rugby français, transfiguré par la mise en place d’un championnat de haut niveau. Et cela va sans doute encore aller plus haut avec l’instauration d’une élite à 14. Il le fallait. La Coupe du Monde en France, c’est dans deux ans.
Valéry LEFORT. (LPJ) 13 juin 2005
Biarritz-Stade Français (37-34 ap)
Stade de France). Mi-temps : 19-19. 79.600 spectateurs. Arbitre : M. Gastou.
Stade Français : un essai Dominici (26e), un drop de Liebenberg (52e), une transformation et huit pénalités (8e, 21e, 29e, 33e, 42e, 59e, 77e, 91e) de Skrela. Biarritz : un essai de Gobelet (18e), un drop de Peyrelongue (100e), une transformation et neuf pénalités (3e, 13e, 23e, 35e, 50e, 56e, 64e, 68e, 102e) de Yachvili.
Évolution du score : 0-3 (pour Biarritz), 3-3, 3-6, 3-13, 6-13, 6-16, 13-16, 16-16, 19-16, 19-19 ; 22-19, 22-22, 25-22, 25-25, 28-25, 28-28, 28-31, 31-31 ; 34-31, 34-34, 34-37.
Stade Français : Hernandez (Mi. Bergamasco, 28e) ; Arias, Glas, Liebenberg, Dominici (Sarraméa, 74e) ; (o) Skrela, (m) Pichot ; Martin, Sowerby, Rabadan (Ma. Bergamasco, 97e) ; James, Auradou (cap.) (Brouzet, 71e) ; De Villiers (Marconnet, 51e), Blin (Kayser, 60e), Roncero (De Villiers, 75e).
Biarritz : Brusque ; Bidabé (Aramburu, 28e), Bousses, Traille, Gobelet ; (o) Peyrelongue, (m) Yachvili ; Harinordoquy, Lièvremont (cap.), Betsen ; Couzinet (Olibeau, 51e), Thion ; Avril (Lecouls, 74e), August (Gonzalez, 74e), Balan (Avril, 95e).
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