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Le vote des Français de l’étranger est une des inconnues de l’élection. La poussée des intentions de vote pour Bayrou, notamment à l'étranger (voir sondage lepetitjournal.com), pourrait bien faire basculer le premier tour du scrutin. Philippe milite pour François Bayrou à Berlin. Il est persuadé que le candidat arrivera en tête dans la capitale allemande. Rencontre

Philippe, européen et berlinois "pratiquant". Photo. LPJ Berlin Philippe se définit comme un "européen pratiquant". "C’est nous, les européens pratiquants qui faisons avancer le plus l’Europe. Je me sens proche de François Bayrou, parce qu’il est le plus européen des candidats". Philippe vit l'Europe au quotidien. Berlin, où il réside depuis deux ans et demi, n’est qu’une des étapes de son parcours "atypique". Géographe, urbaniste puis journaliste, Philippe ne se sent pas lié définitivement à une vocation. C’est un instinctif, quelqu’un qui se passionne pour ce qui lui semble juste, au moment opportun. Comme beaucoup de "bayrouistes", Philippe vient de la gauche. Le résultat "décevant", juge-t-il, du référendum européen le dissuade de peu de prendre sa carte au PS. La vie politique française, il la suit de l’étranger, sur la "blogosphère" qui révolutionne à l’époque la pratique du débat politique. Capté par le discours de Bayrou, il est emballé par la réponse qu’il reçoit lorsqu’il demande sa carte à l’UDF : "J’ai appelé là bas et ils m’ont dit : ‘non mais maintenant il y a plus de cartes, il nous faut des gens pour des comités de soutien localement et y compris en Allemagne’. Donc je me suis dit : on y va. C’était en janvier."
"Anti-sarkozysme farouche" Sans structures, sans fonds, sans réseaux de militants, Philippe s’engage dans la campagne avec passion… et patience. Les quelques militants qu’il rassemble autour de lui n’ont certes pas toute la fougue de ceux des grands partis mais qu’importe, son boulot est de convaincre au cas par cas. La candidature Bayrou auprès des Français de Berlin ? "Je suis sûr qu’il arrivera en tête" prévoit-il. S’il ne croit pas en Ségolène Royal, il note quand même "un anti-sarkozysme farouche de la part des gens de gauche, que je partage." Il appelle de ses vœux un rapprochement entre le PS et l’UDF, qui lui paraît "le plus évident du point de vue des idées".
Un nouvel âge du militantisme à l’étranger ? Philippe soutient l’idée du candidat Bayrou d’augmenter la représentativité des Français de l’étranger. Il s’agace du peu d’influence des citoyens Français de l’étranger sur la vie politique nationale qui expliquerait selon lui la forte abstention. "Il y a une énorme frustration vis à vis de l’Assemblée des Français de l’étranger, personne ne sait ce que c’est que ce machin. Un rôle consultatif auprès du ministère des affaires étrangères ? C’est ridicule… ". Quel que soit le résultat du vote, Philippe se réjouit d’ores et déjà de l’intérêt que les Français de l’étranger portent à la campagne et de leur importance dans le scrutin. Cette dimension de l’élection, qui augure sans doute une nouvelle ère du militantisme à l’étranger, ne le laisse pas indifférent "Je ne compte pas militer en France, parce que je souhaite rester ici. Mais si on créé des sièges de député à l’étranger, alors je m’impliquerai, sans aucun doute". Cécile Boutelet. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mercredi 18 avril 2007
Une réunion publique de soutien à François Bayrou est organisée à Berlin le lundi 16 avril à 19h30 Grüner Salon in der Volksbühne. U Rosa-Luxemburg Platz. Rencontre avec Denis Badré, Sénateur des Hauts de Seine. Entrée libre. Infos: 0178 382 62 68. bayrouberlin@yahoo.fr
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