| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 09-06-2005 22:01
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Les Parisiens restent sur deux titres consécutifs de champions de France. Biarritz a lui été couronné en 2002. Les deux clubs se retrouvent samedi au Stade de France pour se disputer la suprématie nationale
Pichot, le Parisien, tente d’échapper à Peyrelongue, le Biarrot : les deux ouvreurs seront encore opposés samedi. (Photo : AFP)
Malgré les trois succès européens de Toulouse, le Stade Français demeure l’équipe de rugby française des années 2000. Les Parisiens ont remporté quatre titres lors des sept dernières saisons (1998, 2000, 2003, 2004). Toulouse en a enlevé deux (1999, 2001) et Biarritz un (2002). Les Franciliens sont doubles champions en titre. Samedi, au Stade de France, ils tenteront contre Biarritz de rejoindre dans l’histoire Lourdes (1956, 1957, 1958) et Toulouse (de 1994 à 1997), seules équipes à avoir enchaîné trois sacres consécutifs après-guerre.
A domicile, ou presque, les Parisiens seront les favoris. Leur expérience parle pour eux : des garçons comme Dominici, Auradou ou Marconnet pourraient fêter leur cinquième titre samedi ! Les hommes de Fabien Galthié restent surtout sur un merveilleux succès en demi-finale contre Toulouse. 20 jours après sa défaite en finale en coupe d’Europe contre les Toulousains, le Stade Français a pris une formidable revanche et montré ses énormes réserves morales et physiques. Car, la saison aura été longue pour un groupe formé de nombreux trentenaires.
Biarritz, une Dream Team qui a souffert
Le thème de la revanche pourrait tout aussi bien servir la cause des Biarrots. En effet, les Basques n’ont pas digéré l’élimination en demi-finale de la coupe d’Europe par… le Stade Français ! Ce jour-là, le 23 avril dernier, au Parc des Princes, le BO s’était fait remonter puis dépasser lors d’interminables arrêts de jeu.
Les joueurs de Patrice Lagisquet voudront mettre la pression d’entrée. Ils en ont les moyens. Cette saison, Biarritz était présenté comme la Dream Team du championnat. Le club de Serge Blanco avait recruté plusieurs stars : Harinordoquy, Traille, Aramburu… Associées aux Brusque, Yachvili, Thomas Liévremont, le BO devait casser la baraque.
Mais, la mayonnaise n’a pas pris tout de suite, et le public biarrot ne retrouvait pas dans cette équipe les valeurs qui avaient porté au titre les Roumat, Gonzalez, Bernat-Salles, glorieux anciens de 2002.
C’est oublié depuis. Et, samedi, les Basques défieront le Stade Français pour rétablir la suprématie sur les quatre dernières années.
Bruno CALABRO. (LPJ) 10 juin 2005
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