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BLANCHE ROYALISTE – Les élections au bord de la crise de nerfs |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 13-04-2007 00:00
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Tout citoyen vivant en France est, en ce moment, aussi éprouvé que s'il tenait la main d'un parent en soin intensif. Il est épuisé par les sondages ou les analyses contradictoires des spécialistes et très angoissé à l'idée de ce qui pourrait arriver le 22 avril. Blanche propose une solution radicale Vivement qu’on parle d’autre chose. (photo AFP) Pour qui vit en France, cette période préélectorale est éperdument anxiogène. Tout le monde ne vit et ne pense plus qu’à ça : qui au premier tour ? Pas une discussion professionnelle, familiale, sociale ou amicale n’y échappe : "il va se passer quoi à ton avis le 22 avril ?" Evidemment, aucun avis ne fait l’unanimité, aucun pressentiment n’échappe aux contre-pressentiments de l’interlocuteur. Chaque analyse se tient et se défait dans le même temps. Aucune certitude ne pointe à l’horizon ni dans la vie réelle ni dans les médias : on n'en peut plus ! Les réponses à la question la plus souvent posée -"tu vois qui toi au premier tour?", donnent des trucs étranges. Genre le vote utile est Bayrou au premier tour puisqu’il est l’unique alternative possible à Sarko. Ou c’est quoi cette mascarade si on ne peut pas voter écolo ? Ou j’ai beau être socialiste, Ségolène quand même tu trouves qu’elle a la carrure ? Ou encore Le Pen n'existe pas. Sans oublier la banlieue, hein. Elle va voter quoi la banlieue ? Tu crois que si Sarko passe elle va mettre le feu à ma voiture le soir même ?
Donnez-nous une reine ! Tous ces doutes sont si pénibles à vivre, et la tension qui monte pour quelques jours encore est à ce point éprouvante que j’en viens à me demander si une bonne vieille monarchie avec des reines de mère en fille ne serait pas plus tranquilisante pour la masse à laquelle j’appartiens. Non que je sois royaliste plus que de raison, mais parce que le printemps est là et qu’il me semble très vital de parler enfin des fruits de saison ou des spectacles de fin d'année plutôt que de la campagne. A part les militants, qui peut supporter une semaine encore cette intensive angoisse ? Sans compter qu’après ça risque d’être pire. Candidats, candidates, abolissez le suffrage universel ! Qu'on puisse enfin parler d’autre chose. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) 13 avril 2007
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