| Ecrit par Antoine de FOURCROY,
le 05-04-2007 00:00
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Entre 2002 et 2007, le nombre d'électeurs à l'étranger a doublé. Les 940.000 citoyens établis hors de France représentent désormais un poids électoral considérable. Peuvent-ils faire basculer les résultats ? Une analyse de Serge Mucetti, sous-directeur de l’Administration des Français à l'étranger Une interview en partenariat avec www.expatries.senat.fr (1/3)
Serge Mucetti relève une grande effervescence pour les élections 2007 (photo sénat)
Depuis la dernière présidentielle de 2002, le nombre d'électeurs français à l'étranger a doublé et les 940.000 citoyens établis hors de France représentent désormais un poids électoral considérable. En parallèle de cette nouvelle place qui leur est faite, les expats semblent très engagés dans la campagne. Notre sondage sur les intentions de vote a, par exemple, recueilli 2600 réponses en 5 jours (!) tandis que notre édition spéciale "Présidentielle française 2007" rencontre un vif succès de fréquentation. Nous vous rappelons que vous avez la possibilité de vous exprimer en écrivant à presidentielle@lepetitjournal.com
En plus des 12 portraits de candidats que nous mettons en ligne jusqu’au premier tour, nous vous proposons en partenariat avec le Sénat une interview en trois volets de Serge Mucetti, sous-directeur de l’Administration des Français à l'étranger - Aujourd’hui : le poids du scrutin / demain : les modalités de vote / lundi : la question de la participation
Est-ce que vous constatez un regain d'intérêt pour ces élections de la part des Français de l'étranger ? Serge Mucetti : De façon générale, on parle beaucoup de questions électorales à l'étranger depuis deux ans à trois ans, à cause de la fusion des listes électorales qui a été lourde à mettre en œuvre et de l'approche des échéances de 2007. De plus, nombre de Français résidant à l'étranger ont désormais accès aux chaînes nationales via le satellite (en plus de TV5 Monde), sans parler d'Internet. Ils sont donc s'ils le souhaitent, en permanence, en prise directe avec l'actualité électorale française. Je constate enfin une plus grande effervescence lors des scrutins. C'était manifeste à l'occasion de l'élection de l'Assemblée des Français de l'étranger du 18 juin 2006. On a retrouvé à peu de choses près la combativité de la joute électorale en France.
Avez-vous le sentiment que les Français de l'étranger peuvent faire basculer le scrutin de mai prochain, comme en Italie ? Serge Mucetti : Chacun a évidemment en tête l'exemple des dernières élections au Parlement italien. Mais en vérité, tout dépend du moment où l'on comptabilise les résultats du scrutin ! Quand ils sont serrés, on dit toujours que ce sont ceux dont on a les résultats en dernier qui font basculer l'élection. Par définition, tous les bulletins comptent et pèsent d'un poids égal. Imaginons que nous ayons les résultats de tel département au dernier moment, on dirait que ce sont ces électeurs de ce département qui ont fait l'élection... Il faut raison garder et analyser la situation de façon dépassionnée.
On a quand même le sentiment que pour les candidats principaux, c'est l'électorat de l'étranger qui va faire pencher la balance... Serge Mucetti : Les candidats se sont rendu compte que 940 000 Français établis hors de France vont participer à l'élection du Président de la République, dont 820 000 voteront à l'étranger et 120 000 en France. C'est un poids électoral considérable. Entre 2002 et 2007, le nombre d'électeurs à l'étranger a doublé : en 2002, ils n'étaient que 380 000... C'est en grande partie le fruit de la fusion des listes électorales, mais surtout celui de la très forte mobilisation de la direction des Français à l'étranger et des étrangers en France du ministère des Affaires étrangères qui a développé une grande campagne d'information des électeurs avec les deux grandes associations de Français à l'étranger, relayée par TV5 Monde et par RFI, et qui a mobilisé les ambassades et les postes consulaires. Propos recueillis par www.expatries.senat.fr (www.lepetitjournal.com) - jeudi 5 avril 2007
En savoir plus Lire l’interview complète sur le site du Sénat : Questions à Serge Mucetti Lire aussi dans Le Monde : Les Français de l'étranger peuvent faire basculer le scrutin
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