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PHOTO - Zoom sur le duo d'Afrique in visu |
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| Ecrit par CASABLANCA,
le 06-04-2007 01:00
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Afrique in visu qu'anime un couple de jeunes Français passionnés, a l'ambition de faire connaître une photographie africaine qui se porte bien, loin des clichés misérabilistes auxquels on la confine parfois

Baptiste et Jeanne, le jeune duo d'Afrique in visu de passage à Casablanca (photo LPJ Casablanca).
Jeanne Mercier, chercheuse en histoire de la photographie, et Baptiste de Ville d'Avray, photographe reporter, 24 ans chacun, ont pour objectif de faire connaître la photographie africaine, "de la rendre active de son histoire et de ses réalités". Leur blog est déjà un espace de discussion dynamique dans leur quête d'animer une réflexion artistique et aussi sociale, autour de la photographie africaine. Des photos qui se diffusent plutôt bien, loin de l'indigence artistique dans laquelle certains sont tentés de la confiner. "Bamako au Mali, a été en octobre 2006 le point d’ancrage de la première cellule de cette plateforme d’échanges autour du métier de photographe" explique Jeanne. "Le but est de voir émerger des débats, des questionnements et l’appropriation du blog par les photographes panafricains". A Bamako, où leur action a débuté en octobre 2006, ils ont commencé à dresser un état des lieux des structures de formation aux métiers de l'image. Ils doivent y mettre en place dès novembre prochain, un journal quotidien sur la photographie avec l'appui de deux jeunes étudiants du Conservatoire des Arts et métiers et multimédia.
Photo vivante Pour l'équipe d'Afrique in visu, la photographie africaine est bien vivante. Elle rassemble des talents multiples qui s'expriment de façon singulière, selon l'histoire coloniale et le statut politique du pays. "Il n'y a pas une, mais des photos africaines", avec des gens de talent au Nigeria, au Mozambique et en Afrique du Sud, pays où les artistes photographes vendent aux Etats Unis. La photo a aussi ses écoles en Afrique. Elle est contemporaine, voire "trash" au Niger, classique à la française, style Cartier-Bresson ou Doisneau au Mali. Et au Maroc ? "Il y a plus ici une recherche plastique que documentaire". La photographie est surtout pratiquée dans le Royaume par des artistes, plus que des reporters, formés dans des écoles des Beaux-Arts. Les femmes ont aussi leur petite place dans ce medium. "Nous connaissons une artiste marocaine qui mène un travail intéressant sur le corps féminin, proche de ce qui se fait en Europe". Au Maroc où la photo n'est toujours pas considérée comme un art selon eux, la représentation figurative limitée provoque souvent des réactions de refus qui peuvent nuire à son essor artistique. "On veut discuter de tout cela avec des jeunes étudiants marocains". L'équipe a déjà pris de nombreux contacts au Maroc, avec le Collectif 212 et l'Appartement 22 de Rabat, deux lieux de recherche plastique en pointe, et auprès de l'association des Artistes de la photo d'art basée à Fès, qui organisera son 2ème Salon de la photo en mai et juin prochain. "Nous suivons aussi de près le projet de musée d'Art contemporain de Rabat". Afrique in visu se veut un lieu de discussion des politiques culturelles de la photo en Afrique, menant en parallèle un travail sur la formation de photographes et la promotion de la jeune création. Evidemment, le duo anime à la demande des conférences sur "les enjeux de la photographie africaine". Didier BOUVILLE (www.lepetitjournal.com - Casablanca) vendredi 6 avril 2007
Le blog : http://afriqueinvisu.org
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