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A l’occasion du 8e Festival du Film Francophone d'Athènes, le producteur, réalisateur et acteur français Jacques Perrin a accepté de discuter de son travail et de ses projets Jacques Perrin (Photo Helen Grigoriadou) Huit de ses films sont projetés actuellement dans le cadre du festival, comme un hommage à son œuvre. Jacques Perrin, producteur du film, déjà classique, Z, sur la crise des institutions démocratiques en Grèce au début des années 60, n’est pas un inconnu ici. Il a collaboré avec de grands noms comme Costa-Gavras, Vassilis Vassilikos et Mikis Theodorakis. Après Microcosmos et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin s’attaque, avec son nouveau film Océan, à un "opéra sauvage", celui des eaux profondes. Producteur engagé, connu pour ses nombreux films politiques, il continue son action avec, cette fois, la ferme intention de "renforcer le sentiment qu’on a pour la mer". En tant que producteur de films écologiques, il cherche à réveiller la conscience du spectateur-citoyen en faveur de l’environnement. Selon lui, "l’opinion fait bouger les gouvernements" et, citant un ami scientifique, il explique que "Rien ne serait plus inhumain qu’un monde où il y aurait que des humains".
Le cinéma, un métier de passions Jacques Perrin parle avec enthousiasme du cinéma et de son métier de producteur. Chaque film apparaît comme un nouveau défi, avec les risques et les problèmes techniques qu’il comporte. "Au départ, avant que le film soit terminé, les investisseurs sont vos premiers spectateurs" et sa tâche, en tant que producteur, est alors "de raconter le film avec des mots". Il parle également passionnément de la nécessité d’accomplir intégralement la vision que l'on se fait d’un film. "Un film doit coûter ce qu’il doit coûter. Il doit avoir tous les éléments auxquels on a pensé". D’après lui, le cinéma, vecteur de messages, est également l’avant-garde de l’identité d’un pays. "Les gouvernement doivent se rendre compte que c’est important, la culture". Jacques Perrin, de par son expérience, considère le système de financement du cinéma en France comme "formidable". Et cela est un grand atout pour un pays, car, comme il affirme, "le cinéma, l’expression font partie de l’éducation nationale". Anouck BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com – Athènes) jeudi 29 mars 2007
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