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Pour venir en aide aux cinq millions de personnes sinistrées en Asie du Sud-Est, l’Espagne a envoyé hier, lundi 10 janvier, cinq avions, un navire et 650 militaires sur place
Les pays ravagés bénéficieront peut-être d’un moratoire espagnol sur leur dette. (Photo : AFP)
L’aide humanitaire espagnole vient d’envoyer 650 militaires espagnols, cinq avions et un navire en Asie du Sud-Est, et principalement en Indonésie ; le pays le plus touché par les raz de marée du 26 décembre. Une mission de deux mois qui coûtera au pays 6,5 millions d’euros. De cette façon, l’Espagne devient le troisième pays d’Europe et le cinquième au monde disposant d’une présence de Forces Armées dans la zone affectée. Le navire envoyé « Galicia », dispose à bord d’un hôpital de premier échelon dans lequel travailleront 80 personnes de profession médicale. Deux hélicoptères et une station de traitement d’eau potable, capable de générer 8.000 litres d’eau par heure, font parti aussi du plan de soutien. Et 18 tonnes de produits de première nécessité ont été envoyés dans les cinq avions qui ont été affrétés. Critique du Parti Populaire Jusqu’à présent, l’Espagne a obtenu 50 millions d’euros de crédits FAD (Aide au développement) et a apporté quatre millions d’euros d’aide directe à caractère humanitaire et d’urgence. A cela, il faut ajouter deux millions d’euros collectés par les communautés autonomes et les différentes mairies du pays. Le chef du Gouvernement, José Luis Zapatero, a salué l’effort et la solidarité des organisations non-gouvernementales et les Espagnols en général. De plus il s’est engagé à œuvrer en faveur d’un moratoire sur la dette des pays ravagés, qui sera discuté demain 12 janvier, lors de la prochaine réunion du Club de Paris. Malgré l’engagement économique de l’Espagne, le parti de l’opposition, le Parti Populaire, reproche au gouvernement de réagir trop tardivement. Et n’a pas manqué de critiquer son absence au sommet de Djakarta jeudi dernier, lors duquel 25 représentants avaient répondu à l’invitation du président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Yves ALBAN. (LPJ) 11 janvier 2005 |