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Les 830.000 Français de l'étranger inscrits sur les listes électorales sont devenus un véritable enjeu dans la campagne présidentielle. Comment milite-t-on pour une élection nationale quand on est à l’étranger ? Pour le premier volet de son reportage, lepetitjournal.com a rencontré Ronan, militant UMP à Berlin 
Pour Ronan, le militantisme ne s'arrête pas au Rhin (Photo. R. G.) Militez-vous depuis longtemps? Je suis à l’UMP depuis longtemps, quand je vivais en France, j’étais déjà intéressé par la politique et une fois que Nicolas Sarkozy s’est présenté, j’ai décidé de m’engager encore plus activement qu’auparavant. Est-ce difficile d’intéresser à la politique nationale les Français de l’étranger ? Assez curieusement, pas du tout. Parce que je crois que les Français, même établis hors de France restent très attachés à leur pays. Avec les systèmes de communication d'aujourd’hui, on est informé. Le militantisme à l’étranger est un travail de contact. Quand on vit hors de son pays, on ne fait pas d’affichage par exemple. On informe les gens par des lettres qui peuvent être diffusées soit par email soit par courrier et lors d’événements, comme des dîners, des barbecues, des soirées Beaujolais, un dîner de Noël, ou des meetings comme celui organisé samedi avec Michel Barnier. Nous avons en Allemagne une section UMP particulièrement vivante et active, dirigée par Paul Clave, où nous comptons plusieurs centaines de militants dans tous les Länder. Ça passe aussi par des sites, les newsletters, les forums de discussion, Internet est devenu essentiel. Est-ce que vous trouvez que la presse nationale s’intéresse suffisamment aux Français à l’étranger ? C’est encore à mon avis beaucoup trop faible. Mais je sens une émergence de cet intérêt. Une preuve en est que Nicolas Sarkozy a été le premier candidat dans une élection présidentielle en France à avoir fait un meeting hors de France, à Londres. Ça a été un véritable succès puisque plus de 2.000 personnes étaient présentes dans la salle et pratiquement autant à l'extérieur. Pareil à Madrid. Je pense que ça a permis aux médias français de comprendre que les Français établis hors de France votaient aussi. En tant que militant à l’étranger, est-ce que vous avez envie de participer à la vie de votre ville et est-ce que vous imaginez que des étrangers non membres de l’Union européenne puissent avoir ce droit-là en France? En tant que membre de l’Union européenne, j’ai le droit de vote aux élections locales ici, dans les fameux Bezirke, je suis allé le faire avec grand plaisir, ça m’a donné un sentiment encore plus grand d’appartenance à la ville. Sur la question des étrangers hors Union européenne, Nicolas Sarkozy a été très clair là-dessus et je suis totalement d’accord avec lui pour proposer qu’un étranger en situation régulière établi en France, qui y vit depuis longtemps, puisse avoir le droit de vote lors d’élections municipales et je pense qu’il a parfaitement raison. Propos recueillis par Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mercredi 28 mars 2007 Un meeting de soutien à Nicolas Sarkozy est organisé samedi 31 mars à l'hôtel Novotel de Berlin-Mitte. Il sera présidé par Michel Barnier. Pour plus d'informations, voir notre rubrique pense-bête. La semaine prochaine, rencontre avec Mathieu, militant PS à Berlin
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