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L’évolution du MIBTEL ces dernières semaines, - 5.25% sur un mois au 19 mars 2007, nous rappelle que le célèbre adage "les arbres ne montent pas au ciel" est plus que jamais d’actualité. Il est certain que la peur, notamment chez les particuliers, a joué un rôle central dans l’aggravation du décrochage du marché. Mais qui se cache vraiment derrière ces ordres de bourse passés quotidiennement ? Hommes ou robots ?
Bourse - salle de marché (photo DTAM)
Comme tous les autres secteurs d’activités, celui de la finance est marqué par l’introduction et la multiplication de technologies nouvelles permettant réduction des coûts et gains de temps. La concurrence entre les marchés boursiers et entre les fonds d’investissements fait rage. Pour conserver leur avance ou tout simplement survivre, de nombreux gérants de fonds utilisent ces nouvelles technologies. La nouveauté réside dans l’accélération de ce phénomène et dans le poids qu’il prend dans les échanges financiers mondiaux.
L’automatisation des ordres de bourse Deux grandes catégories de technologies sont utilisées sur les marchés d’actions. Tout d’abord, celles d’accès directs aux marchés permettent de contourner les intermédiaires qui peuvent ralentir la vitesse d’exécution des ordres. Ensuite, celles d’analyse des coûts de transaction permettent de retracer le comportement des opérateurs de marché. L’utilisation d’algorithmes puissants vient compléter cette boîte à outils électroniques. Ainsi, selon un article paru fin novembre dans le International Herald Tribune, "des études ont montré qu’un tiers des transactions d’actions aux Etats-Unis en 2005 étaient réalisées sur la base d’algorithmes, entraînant une explosion de l’activité du marché boursier. Ainsi, de 1995 à 2005, le volume journalier moyen d’actions négociées au New York Stock Exchange est passé de 346 millions à 1.6 Milliards". La tendance vaut aussi pour les marchés italiens. L’algorithme : ami ou ennemi de l’opérateur ? Même si le phénomène va croissant, les algorithmes n’ont pas encore totalement remplacé l’homme. D’abord, parce que certains gérants de fonds veulent garder la main et l’œil sur toutes les transactions. Car ce que l’on gagne en rapidité est perdu en visibilité, dû au manque de transparence de cet outil. Il manque encore des systèmes d’informations en temps réel. Ensuite, le sentiment de l’opérateur et sa capacité à réagir à des situations inattendues restent primordiaux. Les algorithmes montrent leurs limites en environnements incertains. Puissance de calcul ne rime pas avec capacités d’analyse. Enfin, le choix de l’algorithme et la définition quotidienne des stratégies de négociation sont encore réservés à l’homme. C’est d’un mélange savant de techniques au service de l’homme et d’interactions constantes homme/machine que ressortiront les meilleures solutions et les meilleurs résultats ! Tout n’est pas chiffres et équations et le jugement reste notre meilleur garde fou. Plutôt rassurant. Eric LE BIAN (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 27 mars 2007. Nota : Le MIBTEL est l'indice des cours des titres traités en continu à la bourse de Milan.
Liens utiles La technique ou l’enjeu du siècle - J. ELLUL - 1954 - http://www.jacques-ellul.org http://www.borsaitaliana.it : La bourse en Italie http://www.euronext.com : La bourse en Europe http://online.wsj.com/public/us : Journal des bourses américaines |