| Ecrit par BUDAPEST,
le 27-03-2007 00:00
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Au plus bas dans les sondages, le parti libéral SZDSZ, partenaire de la coalition gouvernementale avec les socialistes, doit élire un nouveau leader lors de son congrès, et mettre ainsi un terme à la présidence de l'emblématique Gábor Kuncze
Photo www.szdsz.hu Gábor Kuncze avait publiquement annoncé après les dernières élections municipales qu'il ne se porterait pas candidat à sa propre succession, lançant aussitôt les spéculations au sein de son propre parti et dans l'opinion publique. Ce changement ne se fera pas sans difficultés car il en va de la survie politique du parti. Gábor Fodor a, le premier, annoncé qu'il était prêt à occuper le poste de numéro un du parti, imité peu après par son adversaire politique, János Kóka. Tous les deux vont donc s'affronter pour devenir celui qui aura la lourde tâche de redresser un parti libéral en chute libre dans les sondages. Des sondages selon lesquels si des élections législatives étaient tenues maintenant, le SZDSZ n'atteindrait même pas le seuil des 5% nécessaires pour entrer au Parlement ! Cette impopularité des libéraux est principalement dûe à leur soutien aux réformes menées dans le secteur de la santé publique, sujet ultra sensible et très contesté dans la société hongroise. Le budget de la Santé étant en effet considéré par la majorité de l'électorat comme un sanctuaire à protéger du libéralisme, la question de sa réforme devrait constituer le point central de l'élection.
Vers un remaniement gouvernemental ? Une chose est déja sûre, tous deux souhaitent, non pas rompre, mais renégocier leur accord de coalition avec le parti socialiste MSZP. De même, Kóka et Fodor sont décidés à entreprendre des réformes structurelles du gouvernement, reformuler les tâches des différents ministères et de leurs administrations et effectuer des changements de personnes à plusieurs postes. Selon certaines informations, les libéraux laisseraient le budget de l'Environnement aux socialistes et éventuellement celui de la Santé. Le choix du nouveau président du SZDSZ pourrait donc avoir des conséquences politiques non seulement au sein du parti libéral mais aussi au sein du gouvernement de Ferenc Gyurcsány malgré que ce dernier ait récemment fait savoir qu'il n'envisagait aucun changement dans son gouvernement. Il s'agit peut-être pour les libéraux de leur ultime chance, avant les élections de 2010, de se donner une réelle visibilité politique. C. L. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 27 mars 2007
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