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Cette année, pas de chance, le 25 mars, jour de la fête nationale, tombe un dimanche ! Défilés militaires et pièces de théâtre commémoreront le début de l’insurrection nationale contre l’Empire ottoman L'Ancien Parlement et la statue de Kolokotronis, commandant en chef de la révolution de 1821 (photo culture.gr)
Le 25 mars n’est pas la seule fête nationale des Grecs puisqu’ils célèbrent aussi chaque 28 octobre, le jour du non. Dimanche, des défilés militaires seront organisés à Athènes et dans toutes les villes du pays ainsi que des parades d’enfants. Dans les écoles, la veille de la commémoration, les élèves jouent des pièces de théâtre qui retracent ces évènements de 1821. Dimanche, outre l’Annonciation de la Vierge, nous fêterons le début du soulèvement des Grecs contre l’occupant turc que l’on situe approximativement en 1821. Il a fallu ensuite 10 ans de lutte pour obtenir cette indépendance tant souhaitée. Sous l’Empire ottoman, alors que certains Grecs bénéficiaient d’une situation privilégiée comme les Phanariotes de Constantinople, d’autres, comme les paysans de Grèce continentale et du Péloponnèse étaient durement exploités. C’est à Patras, port du Péloponnèse, que le signal de l’insurrection, qui se trame depuis quelques années déjà, est donné par l’archevêque Germanos. A partir de cette date, les massacres entre Grecs et Turcs sont monnaie courante. L’un des plus célèbre a lieu à Chios en avril 1822, alors que les Turcs se vengent sur la population grecque de l'île.
Intervention occidentale Les pays occidentaux commencent alors à s’intéresser à ce qui se passe en Grèce et, puisque les gouvernements n’interviennent pas, ce sont des particuliers qui s’engagent dans la lutte auprès des insurgés grecs. Parmi eux, le poète anglais Lord Byron trouvera la mort pendant le siège de Missolonghi après avoir financé et entraîné les combattants. Ce n’est que plus tard que les gouvernements français, britannique et russe se résignent à envoyer une flotte de surveillance. Très vite, la bataille de Navarin est déclenchée et marque le début de l’intervention occidentale. En 1829, le sultan signe le Traité d’Andrinople, reconnaissant ainsi l’indépendance de la Grèce. Delphine MILLET PRIFTI. (www.lepetitjournal.com – Athènes) jeudi 22 mars 2007 |