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TÉMOIGNAGE - Francisco Ovalle, ah!...Paris |
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vendredi 23 mars 2007 |
Voici 3 ans, Francisco Ovalle est parti à Paris avec sa femme et ses deux petites filles pour faire un échange avec la prestigieuse École de commerce HEC de Jouy en Josas. Il s’en souvient avec émotion
"C'est sur le long terme que cette année d'études en France m'aura servi; car elle m'a donné une vision plus large de l'entreprise", dit aujourd’hui ce directeur de projet de 35 ans. En août 2004, Francisco, et Carolina, sa femme, embarquent leurs deux filles de 4 et 2 ans pour une année d'étude; HEC pour lui, il sera d'ailleurs le premier à obtenir le double diplôme (MBA de l'université Catolica /HEC) et doctorat d'histoire pour elle, à la Sorbonne d'abord, avant d'opter pour l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Pour ce couple d'étudiants déjà en famille, bénéficiaire de la bourse EGIDE de l'Ambassade de France, le principal souci, à son arrivée a été de caser les filles, avec les problèmes inhérents à une pratique rudimentaire du français: "après 3 mois de cours à Santiago, je pensais bien me débrouiller, mais sur place, je ne comprenais rien!", se rappelle Francisco. Pour la grande, pas de problème. L'école maternelle du quartier, en l'occurrence, le très charmant "Marais", côté IIIe arrondissement, lui a permis d'être parfaitement bilingue en quelques mois: "accent compris", souligne son papa - en espagnol - avec fierté, tandis que la cadette, était accueillie quelques heures par jour en halte-garderie, puis gardée par une étudiante… chilienne.
Une année inoubliable À plus d'un an du retour au Chili, entre temps un troisième enfant est né, Francisco pense à cette année à Paris comme à l'une des plus riches de sa vie. D'Alsace, aux Châteaux de la Loire, des Alpes à la Bourgogne, ils ont bien profité des vacances et des week-ends pour sillonner la France en voiture: "tout est facile, proche et bien organisé par exemple les chambres d'hôtes", souligne-t-il admiratif, comme s'il avait volé par-dessus les embouteillages du vendredi soir et du dimanche soir pour sortir et rentrer de Paris! Par ailleurs, il trouve comme beaucoup, qu'au-delà d'une froideur/méfiance de surface, les Français sont plutôt amicaux. Avec leurs voisins de paliers, un jeune couple avec un bébé, ils sont par exemple devenus très bons amis. Aujourd'hui, si on leur proposait un travail en France, ils iraient. Carolina et Francisco ont envie d'explorer l'Europe mais aussi d'être dans une ville où l'on peut flâner, d'une librairie à l'autre. Cependant Francisco reconnaît que ceci est à mettre en balance avec une priorité accordée à la vie familiale, certainement plus facile au Chili. Sophie ROUCHON. (www.lepetitjournal.com - Santiago) vendredi 23 mars 2007 Etudiants et ex-étudiants chiliens en France, faites-vous connaître, votre témoignage nous intéresse! (santiago@lepetitjournal.com) |