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L’écrivain John McGahern, décédé il y a un an à l’âge de 71 ans, compte parmi les grandes figures de la littérature irlandaise moderne. Ses romans racontent une Irlande intemporelle, où le temps semble passer plus lentement qu’ailleurs, laissant au lecteur une douce impression d’infini, d’éternel. Des livres dont on ne peut se séparer (photo LPJ) La grande force de l’écriture de John McGahern est la simplicité des vies qu’il décrit. Des vies qui passent au rythme lent des saisons. Toute sa vie, McGahern a contemplé la lenteur de la nature qui changeait autour de lui et s’est attaché à des images qui servent de base à son écriture. Une alliance, une pendule qui sonne, la main qui porte le cercueil, autant de descriptions poétiques qui éveillent l’imaginaire du lecteur. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : l’image est le langage de l’imaginaire. L’auteur écrit, décrit, mais c’est le lecteur qui termine le tableau et anime les images. Il anime son Irlande parfois austère, dure mais toujours envoûtante. Des thèmes favoris Les romans de John McGahern se situent dans une Irlande rurale, rude, prisonnière de l’Eglise et d’une politique de la violence. Les vies sont rythmées par les saisons, la vie des champs, les naissances des moutons, l’espoir, et… les enterrements, décrits avec une beauté rare. Une Mercedes traverse ses récits, celle de celui qui a réussi et qui est devenu différent. Il a quitté la famille, sorte de petite république à elle seule. Une république avec son armée qui n’est jamais loin, une armée qui tue le protestant. Une écriture limpide Le style de McGahern coule avec douceur et justesse sur les décors et les personnages qu’il met en scène. Ses mots rendent magiques et envoûtantes les histoires les plus simples, les histoires d’une Irlande hors du temps, mythique. Chaque personnage devient attachant et l’on aimerait que jamais ne se termine l’histoire, notre histoire. "Ce furent des jours tranquilles. Enfin, ils n’apportaient ni tranquillité ni bonheur particuliers, mais ils véhiculaient la sensation, semblable à une rivière souterraine, qu’un jour viendrait où le souvenir de ces journées serait celui de temps heureux, tout ce que la vie pouvait donner de satisfaction et de paix." - Pour qu’ils soient face au soleil levant - Céline LEONI (www.lepetitjournal.com – Dublin) mardi 27 mars 2007 Pour qu’ils soient face au soleil levant – Poche Les Créatures de la terre – Poche ou Albin Michel L’Obscur – Poche La Caserne – Belfond Le Pornographe – indisponible neuf en français Entre toutes les femmes – indisponible neuf en français
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