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BLANCHE A GENOUX – Jacques Chirac est un correspondant anglais |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 15-03-2007 23:00
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La dernière déclaration de Jacques Chirac rappelle à Blanche Baudouin le temps des échanges linguistiques. À chaque fois c’était le même topo: on disait sa flamme le jour du départ Combien de cœurs Jacques a-t-il brisés en 1950 à la fin de son séjour londonien ? (photo AFP)
Dimanche, Jaques Chirac a démarré son discours en ne boudant pas son plaisir: - "C'est avec au coeur l'amour et la fierté de la France que je me présente..." micro-silence de la part du Président, maxi-incrédulité de la mienne -"... devant vous ce soir."
Il a fallu attendre quelques minutes encore pour être sûr que finalement non, il ne se présenterait pas à un 3e mandat présidentiel. Les 22 millions de téléspectateurs qui l’ont suivi toutes chaînes confondues ont alors recommencé à respirer tant le président avait ménagé son effet. Le suspense qui durait depuis des mois s’est donc achevé ce dimanche 11 mars à 20h10 pétantes sur une ultime coquetterie. Sans doute pour se faire pardonner ce côté d’incorrigible farceur, et après avoir délivré des messages quasi-bibliques, le tenant de la laïcité a clos son discours sur ça: -"Mes chers compatriotes, vous l'imaginez, c'est avec beaucoup d'émotion que je m'adresse à vous ce soir. Pas un instant, vous n'avez cessé d'habiter mon coeur et mon esprit. Pas une minute, je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique. Cette France que j'aime autant que je vous aime."
Regrets éternels La dernière fois qu’on m’a fait le coup de m’avouer une flamme jusqu’ici tenue tue remonte à l’époque des correspondants anglais. Pendant les trois semaines qu’avait duré son séjour, Peter m’avait ignorée, énervée, menti. Il avait aussi piqué mes albums de Téléphone, avait réussi à me mettre en pétard avec ma meilleure copine et à m’humilier devant mes parents. Je le détestais et voilà qu’au moment de monter dans le bus qui le ramenait outre-Manche, il m’avait laissé une lettre d’amour. J’en avais été stupéfaite et malheureuse pendant des mois à me dire que je n’avais pas su voir. À regretter qu’il ne l’ait pas dit plus tôt. If only… L’amour tardif de Chirac me procure le même sentiment de gâchis. Pourquoi avoir attendu toutes ces années pour le déclarer ? Pourquoi le dire au moment de s’enfuir ? Pourquoi maintenant ? Si seulement j’en avais eu connaissance il y a cinq ans, la face de ma psychanalyse eût été changée. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 16 mars 2007
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