|
Nikos Kazantzaki est mort il y a 50 ans. Ecrivain prolifique et grand humaniste, il a marqué le paysage de la littérature grecque moderne. Sur sa tombe, l’épitaphe "Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre" est à l’image du personnage L’auteur du célèbre Zorba le grec mais également d’une longue liste de poèmes, tragédies, récits de voyages, essais philosophiques, romans et traductions est fêté cette année dans le monde entier. 50 ans après sa mort, ses écrits tiennent encore une place de choix dans les rayons des libraires et certains sont devenus des films cultes. D’origine crétoise, Nikos Kazantsaki est né à Héraklion en 1883 alors que l’île, sous le joug ottoman, était secouée par de terribles insurrections. L’esprit de lutte contre l’oppression, la quête de liberté ont animé l’auteur toute sa vie et expliquent la force et la grandeur qui se dégage de ses personnages. "Je n'aime pas l'homme, j'aime la flamme qui le brûle", déclarait-il. Dans La liberté ou la mort, il reviendra sur le soulèvement crétois. (Photo Société Internationale des Amis de Nikos Kazantzaki)
Sur les pas d'un voyageur éclairé Il monte à Athènes faire des études de droit puis de philosophie à Paris, où il est l'élève de Bergson. C’est ensuite, pour lui, le temps des voyages dont il dira qu’ils ont été, avec les rêves, ses grands bienfaiteurs : direction l’Europe, l’Egypte, la Chine, et le Japon. En 1946, au Parti Socialiste grec, il devient ministre mais démissionne très vite pour entrer à l'UNESCO. Désireux de partager avec ses compatriotes les courants de pensée qui circulent en Europe, il s’attaque à la traduction en grec d’ouvrages colossaux dont ceux de Nietzsche, Goethe ou Dante. Mystique, la religion et la quête de soi sont également d’inépuisables sources d’inspiration pour le Crétois comme dans Le Christ recrucifié ou La dernière tentation. Bête noire des popes orthodoxes, il est considéré par ses biographes comme un ascète chrétien, un auteur moraliste mais aussi un homme angoissé et déchiré par la lutte entre l’esprit et la chair. Delphine Millet Prifti (www.lepeptitjournal.com – Athènes) jeudi 15 mars 2007
Nikos Kazantsakis (1883- 1957) à travers ses romans : • Alexis Zorba, 1946 • Le Christ recrucifié,1948 • La Liberté ou la mort,1950 • La Dernière tentation,1951 • Le Pauvre d'Assise,1956 • Lettre au Greco. Souvenirs de ma vie, 1961 (publication posthume)
|